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[Le Père Goriot]

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[Le Père Goriot]

Message par éma le Mer 04 Juil 2007, 22:47

.


Dernière édition par le Mar 20 Nov 2007, 03:47, édité 2 fois

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Re: [Le Père Goriot]

Message par lhbilmarocain le Jeu 05 Juil 2007, 04:45

Résumer du père Goriot .



Roman extrait de la comédie humaine écrit par Balzac en 1835.
A la fin de l'année 1819, la maison-Vauquer, près du Panthéon, à Paris, abrite plusieurs pensionnaires dont certains ont un comportement assez mystérieux. Parmis eux un certain M. Vautrin et un vieillard, le père Goriot. Deux jeunes gens contrastent par leur fraîcheur avec la masse des habitués : Victorine Taillefer,une orpheline, et Eugène de Rastignac, un étudiant.
C'est Rastignac qui perce le mystère du père Goriot grâce à sa cousine, la vicomtesse de Beauséant, qui l'initie aux mystères du grand monde. Goriot s'est ruiné pour ses filles, Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen. Mais celles-ci le tiennent à l'écard : elles ont honte de leur père, enrichi sous la révolution dans la fabrication des pâtes alimentaires.
Vautrin révèle cyniquement à Rastignac les rouages de la société et les moyens de parvenir. Il veut faire sa fortune et le pousse à épouser Mlle de Taillefer, dont il s'arrange pour faire tuer le frère en duel afin de lui rendre la disposition d'un riche héritage. Rastignac refuse de le suivre ; il s'engage dans une relation amoureuse avec Delphine. Une enquète révèle que Vautrin est un ancien forçat. On vient l'arrêter.
Au moment où il croyait pouvoir quitter la pension, Goriot est frappé à mort en apprenant brutalement la situation familiale et financière désastreuse de ses filles, qui lui lui réclament son aide sans ménagement. Rastignac assiste seul à l'enterrement du vieillard, puis lance un défi à Paris et à la société.

Thèmes
-Paris sous la restauration
-La condition des femmes et le mariage
-Le drame de la paternité
-L a critique de la société
-Le pouvoir corrupteur de lâargent.

Axes de lectures
-Un roman d'apprentissage
-Un roman de murs
-Un roman réaliste critique

Vous pouvez aussi lire l'oeuvre en ligne : Lhbilmarocain

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Re: [Le Père Goriot]

Message par lhbilmarocain le Jeu 05 Juil 2007, 04:55

Biographie de BALZAC (1799 - 1850)



1) Une mère indifférente

1799
Naissance d'Honoré Balzac à Tours le 20 mai. Il est le fils de Bernard-François Balssa, directeur des vivres de la 27ème région militaire et d'Anne-Charlotte Sallambier originaire d'une famille bourgeoise parisienne. La mère de Balzac a trente-deux de moins que son mari. Son patronyme est emprunté à une vieille famille noble, les Balzac d'Entraigues. A la naissance d'Honoré, la famille ne s'est pas encore "emparée" de la particule.

1800
29 septembre, naissance de sa sœur Laure

1802
18 avril, naissance de sa sœur Laurence. Utilisation pour la première fois de la particule " de Balzac"

1804
Mis en nourrice dès sa naissance, Balzac est confié à partir de cette année-là à la pension Le Guay de Tours. L'indifférence froide de sa mère, l'apathie de son père causeront au jeune Honoré une mélancolie inguérissable.

1807
Il est pensionnaire au collège de Vendôme. Il y restera jusqu'en 1813.

Naissance d'Henri un enfant que la mère de Balzac a conçu avec Jean de Margonne, Chatelain de Saché.

1814
Installation de la famille Balzac à Paris

1816
Il s'inscrit à la faculté de droit et devient clerc de notaire dans l'Etude de maître Guillonet Merville. Il utilisera cette expérience pour créer Derville dans la Comédie humaine


2) Les années d'initiation

1819
Déménagement de la famille Balzac à Villeparisis. Balzac est reçu bachelier en droit mais, malgré le souhait de ses parents, il refuse de devenir notaire.

1820
Mariage de Laure avec Eugène Surville

Mariage de Laurence avec M. de Montzaigle

1822
Balzac devient l'amant de Mme de Berny, qu'il connaît depuis deux ans. Mme de Berny lui apportera la tendresse et l'affection dont son enfance l'avait privé. Elle est de quinze ans son aînée et sera à la fois sa confidente, sa protectrice et puis son amante. Leur liaison durera dix ans.

1823
La Dernière Fée

1824
Du droit d'aînesse

Histoire impartiale des jésuites

Annette et le criminel

1825
Code des gens honnêtes.

1828
Après s'être essayé éditeur, puis imprimeur et enfin fondeur de caractères, Balzac connaît la faillite. Toute sa vie, malgré les gains importants dus à la publication de ses nombreux romans, Balzac sera poursuivi par les créanciers, qu'une gestion brouillone et un goût immodéré pour le luxe multiplient à ses trousses.

1829
Les Chouans, premier roman signé Balzac

Mort de son père ( 19 juin)

Physiologie du mariage. Cet ouvrage connaît un large succès et vaut à Balzac d'être admis dans les salons littéraires. Il fréquentera notamment ceux de Mme de Récamier et de Mme de Girardin qui lui permettront de rencontrer Victor Hugo, Alfred de Vigny, Alexandre Dumas et le peintre Delacroix.


3) Les années fécondes

1830
Publication de la première série Scènes de la vie privée, et collaboration au feuilleton des journaux politiques. Il va bâtir roman après roman une oeuvre qui prend en 1841 le nom de Comédie humaine

Il voyage en val de Loire avec Laure de Berny.

1831
La Peau de chagrin ( août). Balzac muliplie les aventures féminines : la duchesse d'Abrantès, La comtesse Guidoboni-Visconti…

1832
Première lettre de "l'Etrangère" Mme Hanska, l'épouse d'un comte ukrainien qui se passionne pour son œuvre.

Contes drolatiques, I

1833
Contes drolatiques, II

Le Médecin de Campagne

Eugénie Grandet

1834
A Genève début de sa liaison avec Mme Hanska.

Histoire des Treize

La Recherche de l'absolu

1835
Le Père Goriot

Le Contrat de mariage

Séraphita

En décembre, il reprend la revue La Chronique de Paris. Six mois plus tard, la publication est suspendue, il laissera une somme énorme dans ce fiasco.

1836
Le lys dans la vallée. Madame de Mortsauf doit plusieurs traits à Madame de Berny qui meurt cette année-là

1837
Illusions perdues, I

Il achète les Jardies à Sèvres

César Birotteau

Contes drolatiques, II

1838
Il séjourne en février chez Georges Sand à Nohant.

Il adhère à la Société des gens de lettres

1839
Il est élu président de la Société des gens de lettres

Il prend la défense du notaire Peytel, accusé de meurtre mais ne parvient pas à empêcher sa condamnation

1840
Balzac fonde une nouvelle revue, la revue parisienne et connaît un nouvel échec. Il est obligé de revendre sa propriété les Jardies à Sèvres

1841
Le curé du Village

Traite avec son éditeur pour la publication de la Comédie Humaine

Parution en feuilleton de la Fausse Maîtresse


4) Les années "Hanska"

1842
Balzac apprend la mort du comte Hanski, il fera tout pour revoir Mme Hanska.

1843
Il retrouve Mme Hanska et séjourne à Saint-Petersbourg entre juillet et octobre. Il espère pouvoir l'épouser mais elle se montre moins empressé que lui et doit d'abord régler des démarches administratives pour obtenir l'héritage de son mari.

1844
Etablissement du "catalogue des ouvrages que contiendra la Comédie Humaine"

Splendeur et misères des courtisanes, Honorine, Modeste Mignon

1845
Le mariage avec Mme Hanska monopolise toute son attention. Il écrit de moins en moins

1846
Petites misères de la Vie conjugale et La Cousine Bette

1847
Publication du Cousin Pons

1848
Il tente une dernière fois d'entrer à l'Académie française et connaît un nouvel échec.

Nouveau départ pour l'Ukraine en septembre. Il y arrive malade

Parution en feuilleton de l'Envers de l'histoire contemporaine, II.

1849
Il passe toute son année en Ukraine chez Mme Hanska

1850
Mariage avec Anne Hanska en Ukraine le 14 mars

Retour à Paris le 20 mai

Il meurt d'épuisement le 18 Août à Paris

1855
Mme de Balzac publie Les Paysans ( écrit en 1844 et inachevé)

1856
Charles Rabou publie Le Député d'Arcis ( écrit en 1847 et inachevé)

1876
Publication de ses œuvres complètes en 24 volumes

1882
Mort de Mme de Balzac

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Re: [Le Père Goriot]

Message par marouanenet le Jeu 05 Juil 2007, 11:27

voila des infos qui pourront nous aider:
Honoré Balzac, est un écrivain français, romancier, critique littéraire, essayiste, journaliste de la première moitié du XIXe siècle.
Honoré de Balzac est le fils de Bernard-François Balssa[1] et d'Anne-Charlotte Sallambier, né à Tours le 20 mai 1799 et décédé à Paris le 18 août 1850.
Il est considéré comme le plus grand écrivain français dans le domaine du roman réaliste du roman philosophique et du roman fantastique. Baudelaire le considérait comme un visionnaire.[2].
Mais il est difficile à classer dans l'une ou l'autre catégorie, son oeuvre couvrant un champ si vaste que les critiques, tant de son siècle que du siècle suivant, passeront beaucoup de temps à lui chercher une étiquette appropriée sans y parvenir[3]
Il élabora une œuvre monumentale, La Comédie humaine, cycle cohérent de plusieurs dizaines de romans dont l'ambition était de décrire de façon quasi-exhaustive la société française de son temps ou, selon la formule célèbre, de faire « concurrence à l'état-civil ». Il n'hésita pas, en pleine monarchie de Juillet, à afficher ses convictions légitimistes.
Le Père Goriot est un roman d'Honoré de Balzac, écrit en 1834, dont la publication débute dans la Revue de Paris et qui paraît en 1835 en librairie. Il fait partie de La Comédie humaine.
Les thèmes abordés par ce roman sont les suivants :
• Paris sous la Restauration
• la condition des femmes et le mariage
• le drame de la paternité
• l'ambition des jeunes loups
• le pouvoir corrupteur de l'argent.
Le Père Goriot établit les bases de ce qui deviendra un véritable édifice : La Comédie humaine, construction littéraire unique en son genre, avec des liens entre les volumes, des passerelles, des renvois.

La Comédie humaine est un cycle de romans écrits par Honoré de Balzac, contenant 88 romans et nouvelles. Les romans sont regroupés par thèmes, les personnages se retrouvent d'un roman à l'autre, mais chaque roman peut être lu séparément.
Résumé du roman (plus détaillé): Paris, automne 1819. Dans une pension miteuse de la rue Neuve-Sainte Geneviève, la maison Vauquer (du nom de sa tenancière), se côtoient des pensionnaires et des habitués du quartier qui ne viennent y prendre que le dîner . Ils ont pour nom Mlle Michonneau, Victorine Taillefer, Madame Couture, Monsieur Poiret, Bianchon, Vautrin, Eugène de Rastignac et le père Goriot. Quelques personnages émergent de ce groupe de pensionnaires falots : Vautrin, mystérieux pensionnaire d'une quarantaine d'années qui se fait passer pour un ancien commerçant; Eugène de Rastignac, fils d'une famille noble et désargentée de Charente venu faire son droit à Paris.
Il y a également le père Goriot, pitoyable rentier de soixante neuf ans qui mène une vie nocturne énigmatique. Il est le plus âgé de la Maison Vauquer et aussi le plus ancien des pensionnaires. Il y est arrivé en 1813 après s'être retiré des affaires. Les premiers temps, sa fortune et ses revenus lui permettaient d'habiter au premier étage l'appartement le plus cossu de la pension. Puis ses revenus diminuant mystérieusement, le vieil homme est monté d'étage en étage, logeant dans des appartements de plus en plus modestes. Il occupe actuellement une mansarde et est devenu le bouc émissaire de la Maison Vauquer. Les autres pensionnaires commentent son infortune avec peu d'élégance et le soupçonnent de se ruiner en entretenant des femmes du monde.
Eugène de Rastignac, jeune "ambitieux", rêve de s'introduire dans la haute société parisienne. Grâce à la recommandation de sa tante, il est invité à l'un des bals que donne Mme de Beauséant, l'une des femmes influentes de Paris. Il est ébloui par cette soirée et s'éprend de la Comtesse Anastasie de Restaud.
Il lui rend visite le lendemain, mais sa maladresse lui vaut d'être brutalement congédié par M. et Mme de Restaud. Rastignac se rend alors chez Mme de Beauséant où se trouve également la duchesse de langeais. Sa gaucherie prête encore à sourire, mais cette visite lui permet de résoudre l'énigme du Père Goriot. Les deux aristocrates se proposent de lui relater le drame du vieil homme : cet ancien négociant a fait fortune pendant la révolution. Il a consacré tout son argent au bonheur de ses deux filles, Anastasie, l'aînée et Delphine, la cadette. Après leur avoir offert une belle éducation, et leur avoir constitué une dot, il a marié Anastasie au Comte de Restaud et Delphine au banquier Nucingen.
Tant que le Père Goriot mettait sa fortune à la disposition de ses filles, ses gendres le ménageaient. Mais maintenant qu'il a des difficultés financières, ils ne lui manifestent qu'indifférence et mépris. Ils n'hésitent pas à l'évincer, ce qui désespère le pauvre homme qui a voué toute sa vie à ses deux filles. Rastignac est ému jusqu'aux larmes par ce récit. Mme de Beauséant prend prétexte de cette histoire pour donner à Rastignac ce conseil : arriver par les femmes. Elle lui suggère de tenter sa chance auprès de Delphine de Nucingen, la seconde fille du Père Goriot.
De retour à la Pension Vauquer, Eugène décide d'apporter son soutien au Père Goriot. Ayant besoin d'argent pour faire son entrée dans le Monde, il écrit également à sa mère et à ses sœurs pour leur demander de lui adresser leurs dernières économies.
Vautrin, qui devine l'ambition qui anime Rastignac lui propose un marché cynique : séduire Victorine Taillefer tandis que lui se charge d'éliminer son frère, seul obstacle à l'obtention par la jeune fille d'un héritage fabuleux. Rastignac épouserait alors Victorine et sa dot d'un million, sans oublier d'offrir à Vautrin une commission de deux cent mille francs. Fasciné, puis indigné par ce marché scandaleux, Rastignac refuse ce pacte diabolique. Vautrin lui laisse quinze jours pour réfléchir.
Le jeune étudiant préfère suivre les conseils de la Vicomtesse de Beauséant . II l'accompagne au Théâtre-Italien, où il se fait présenter Delphine de Nucingen . Il fait une cour assidue à la jeune femme.
De retour à la Pension, Rastignac rend visite au Père Goriot et lui raconte par le menu sa rencontre avec Delphine. Emu, le vieil homme qui croit toujours aux bons sentiments de ses filles, encourage Rastignac à continuer de fréquenter la jolie baronne. Une vraie complicité s'installe entre le Père Goriot et le jeune étudiant.
Eugène de Rastignac devient l'amant de Delphine de Nucingen et ne tarde pas à découvrir ses difficultés financières. Elle lui confie que son mari s'est accaparé de sa fortune et qu'elle ne dispose plus d'aucune ressource personnelle. Elle lui demande également de jouer pour elle à la roulette . Avec les cent francs qu'elle lui remet, Rastignac parvient à gagner, pour elle, sept mille francs . " Vous m'avez sauvée" lui confie-t-elle, lui avouant en même temps l'échec de son mariage avec le baron et les sacrifices qu'elle et sa sœur ont imposés à leur père.
De retour chez Madame Vauquer, Eugène de Rastignac apprend la nouvelle au Père Goriot. Le vieil homme est désespéré d'apprendre les soucis financiers de sa fille. Il souhaite saisir la justice pour lui permettre de retrouver sa fortune.
Rastignac prend goût aux soirées parisiennes, mais il dépense beaucoup d'argent et se montre beaucoup moins chanceux au jeu. Il mesure combien l'argent est essentiel pour s'imposer dans la haute société parisienne, ce que Vautrin ne manque pas de lui rappeler avec beaucoup de cynisme.
Au jardin des plantes, M. Poirer et Mlle Michonneau rencontrent un responsable de la police, Gondureau, qui leur indique la véritable identité de Vautrin : C'est un forçat qui s'est évadé du bagne de Toulon, où il avait le surnom de trompe-la-mort. Gondureau demande à Mlle Michonneau de lui administrer un somnifère et de vérifier qu'il a bien un tatouage à l'épaule.
A la pension Vauquer, Victorine laisse entrevoir à Eugène les sentiments qu'elle éprouve pour lui tandis que Vautrin poursuit secrètement la préparation du meurtre de son frère. Mlle Michonneau acquiert la certitude que Vautrin est le forçat qui s'est évadé du bagne et le fait arrêter. Le même jour un complice de Vautrin tue le frère de Victorine.
Tandis que les pensionnaires de la Maison Vauquer tardent, suite à ces événements, à retrouver leurs esprits, le père Goriot arrive tout souriant en fiacre. Il vient chercher Rastignac et l'invite à dîner avec Delphine, dans l'appartement qu'il vient de lui louer, avec ses dernières économies, rue d'Artois. Le vieil homme logera quant à lui dans une chambre de bonne au dessus de l'appartement d'Eugène.
A La Maison Vauquer, c'est la désolation, les pensionnaires partent les uns après les autres.
Les déboires financiers des deux filles du Père Goriot resurgissent avec plus d'acuité. Le baron de Nucingen indique à sa femme qu'il lui est impossible de lui rendre sa fortune sans que leur couple ne soit ruiné. Quant à Anastasie, elle ne parvient plus à rembourser les dettes causées par son amant, Maxime de Trailles et se voit dans l'obligation de mettre en vente les diamants de la famille. A l'annonce de cette double déroute financière, le père Goriot est victime d'un grave malaise. Bianchon, l'étudiant en médecine, ami de Rastignac, venu en renfort analyse les symptômes qui frappent le vieil homme et diagnostique une grave crise d'apoplexie.
Eugène passe la soirée aux Italiens avec Delphine . Le lendemain, il retourne à la pension Vauquer. Le Père Goriot est très affaibli. Eugène annonce alors à Delphine que son père est mourant mais celle-ci se montre indifférent à son sort.
A la pension, le père Goriot se meurt. Il souhaite une dernière fois voir ses deux filles, mais celles-ci demeurent tristement absentes. Seuls Rastignac et son ami Bianchon sont là pour accompagner les derniers moments du vieil homme. Eugène règle les derniers soins et l'enterrement du père Goriot; puis, accompagné du seul Bianchon, il assiste à la cérémonie religieuse. Le convoi funéraire se rend alors au Père Lachaise. "A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses :
- A nous deux maintenant !
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen."
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:13

personnage:
Au début de l'année 1819, la maison Vauquer, près du Panthéon, à Paris, abrite plusieurs pensionnaires :

  • Vautrin, ancien forçat très épris de revanche sociale. Il a l'art du transformisme et sait plier les faibles à sa volonté
  • Le père Goriot. Jean-Joachim Goriot, ancien négociant, ouvrier vermicellier, a fait fortune sous la Révolution. Profitant de la disette qui sévissait pendant cette période, il a pu vendre ses farines en décuplant leur prix. Resté veuf avec deux filles qu'il idolâtre, il dote chacune d'elles de la moitié de sa fortune. L'une deviendra comtesse de Restaud et l'autre baronne de Nucingen, mais comme aucun de ses nobles gendres n'accepte de l'accueillir, il se retire à la pension Vauquer
  • Victorine Taillefer, une fille que son père a déshéritée après la mort de sa mère, au profit de son frère. Elle vit pauvrement avec une parente, Mme Couture, mais elle récupérera son héritage après la mort du frère
  • Mlle Michonneau, femme avide et peu morale
  • Poiret, un homme qui contribue à une conversation en répétant toujours ce que les autres viennent de dire.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:20

Dans ce roman apparaissent également les personnages fondateurs de la Comédie Humaine. On les retrouve dans d'autres volumes.



  • Anastasie de Restaud, fille aînée du père Goriot qu'elle a pratiquement renié, est la maîtresse de Maxime de Trailles dont elle paie les dettes Gobseck. Rastignac jette son dévolu sur elle avant de devenir l'amant de sa sœur Delphine. Elle est proche de la comtesse Foedora dans La Peau de chagrin. C'est une figure importante des salon parisiens où elle soigne ses apparitions (Le Député d'Arcis, Béatrix, La Maison Nucingen, Le Bal de Sceaux).
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:22

.....suite



  • Gobseck. Ce n'est pas un personnage central de la Comédie humaine, mais plutôt une présence diffuse, un être de l'ombre et du secret . Usurier originaire d'Anvers, il est le fideicommis de la famille de Restaud . C'est à lui que le Père Goriot règle une dette contractée par sa fille Anastasie. La nièce de Gobseck , Sarah Gobseck, est la prostituée surnommée la Belle Hollandaise dans La Cousine Bette, elle est aussi la mère de la Torpille ,(Esther), follement amoureuse de Lucien de Rubempré pour lequel elle se prostitue dans :Splendeurs et misères des courtisanes. Bien qu'avare et présenté comme un être sans cœur, Gobseck lèguera à sa petite nièce (La Torpille) un immense héritage dont elle ne jouira malheureusement jamais puisqu'elle meurt avant de le recevoir.Il est surtout présent dans Gobseck, et par ailleurs évoqué brièvement (lorsqu'il faut règler des questions d'argent) dans : Les Employés , César Birotteau, Splendeurs et misères des courtisanes ,Ursule Mirouët ,Le Cousin Pons


  • Maître Derville[1]. Derville est l'avoué qui accepte de recevoir le Colonel Chabert et de le défendre. C'est un des personnage les plus importants parmi les gens de robe de la Comédie humaine . On le retrouve dans Une ténébreuse affaire où il succède à Maître Bordin, et où le comte de Marsay meurt dans de mystérieuses circonstances.Maître Derville est aussi l'avoué de la femme de Chabert, ce qui explique son insistance à éviter un procès et à proposer une transaction. Il acquiert dans Gobseck une grande réputation par la manière dont il rétablit la fortune de la vicomtesse de Grandlieu. C'est aussi l'avoué du Père Goriot et l'exécuteur testamentaire de Gobseck pour sa fille Esther dans Splendeurs et misères des courtisanes.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:25

.....suite

Autres personnages composant les bases de la fresque de la Comédie humaine, et qui animent la haute société dans le roman le Père Goriot

  • La Comtesse de Sérisy
  • Le marquis de Ronquerolles
  • La marquise de Listomère
  • Diane de Maufrigneuse,personnage particulièrement intéressant pour ses fastes et ses fantaisies , qui s'éprendra du sage d'Arthez, ami de Lucien de Rubempré et sage du cénacle dans Les Secrets de la princesse de Cadignan. Elle finira sa vie dans la solitude ( Une Ténébreuse affaire)
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:34

Le Père Goriot (1835)

« Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l'homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit : Voilà un fameux gaillard ! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d'un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il l'avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : Ça me connaît. Il connaissait tout d'ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l'étranger, les affaires, les hommes, les événements les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu'un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l'argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. À la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d'une position équivoque. Comme un juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments. Ses mœurs consistaient à sortir après le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée, et à rentrer vers minuit, à l'aide d'un passe-partout que lui avait confié madame Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur. Mais aussi était-il au mieux avec la veuve qu'il appelait maman en la saisissant par la taille, flatterie peu comprise ! La bonne femme croyait la chose encore facile, tandis que Vautrin seul avait les bras assez longs pour presser cette pesante circonférence. Un trait de son caractère était de payer généreusement quinze francs par mois pour le gloria qu'il prenait au dessert. Des gens moins superficiels que ne l'étaient ces jeunes gens emportés par les tourbillons de la vie parisienne, ou ces vieillards indifférents à ce qui ne les touchait pas directement, ne se seraient pas arrêtés à l'impression douteuse que leur causait Vautrin. Il savait ou devinait les affaires de ceux qui l'entouraient, tandis que nul ne pouvait pénétrer ni ses pensées ni ses occupations. Quoiqu'il eut jeté son apparente bonhomie, sa constante complaisance et sa gaieté comme une barrière entre les autres et lui, souvent il laissait percer l'épouvantable profondeur de son caractère. Souvent une boutade digne de Juvénal, et par laquelle il semblait se complaire à bafouer les lois, à fouetter la haute société, à la convaincre d'inconséquence avec elle-même, devait faire supposer qu'il gardait rancune à l'état social, et qu'il y avait au fond de sa vie un mystère soigneusement enfoui. »
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:42


1. Prouver que Le Père Goriot est le type même du roman d'apprentissage. Caractéristique?
Dans ce roman, Eugène de Rastignac doit être initié à la vie, il doit passer à l'âge adulte et prendre ses responsabilités. C'est au départ un jeune homme naïf qui arrive de sa campagne et débarque à Paris, il va devoir apprendre à vivre dans cette société.
Rastignac se retrouve vite à la croisée des chemins entre le vice et la vertu, il ne choisira qu'au terme d'une expérience dont les étapes sont : une visite à Mme de Restaud l'initie aux secrets d'un adultère ; une conversation entre Mme de Beauséant et Mme de Langeais lui fait découvrir la fausse amitié ; une seconde visite à Mme de Beauséant lui révèle l'orgueil aristocratique ; une expérience dans une maison de jeu lui montre la misère élégante ; l'arrestation de Vautrin, la grandeur et les dangers de la révolte. On voit encore ce que peuvent enseigner les deux discours parallèles de Mme de Beauséant de Vautrin. Si dans ces expériences, l'âme de Rastignac ne se noirci pas, du moins perd-il de sa native pureté.
Ce que vit Eugène, c'est le passage douloureux de l'enfance à l'âge adulte. Ce passage ne va pas sans perte d'illusions et est d'autant plus difficile que la société propose une morale différente de celle de la famille. Il est naturel qu'Eugène ne se connaisse qu'une fois Goriot mort et enterré. La mort d'un père (ou de quelqu'un que nous avons chargé de jouer ce rôle), nous coupe de nos racines et, en nous faisant adulte, nous investit d'une responsabilité, nous oblige à lui succéder.

2. Quelles sont les raisons de ce type de roman au 19e siècle? Pourquoi n'y en a-t-il quasiment plus au 20e siècle?
La raison de l'existence du roman d'apprentissage au 19e siècle était la promotion de la bourgeoisie, ce qui n'est plus nécessaire aujourd'hui, au travers d'une éducation, d'une découverte de cette société par quelqu'un de naïf. Les romans d'apprentissage étaient souvent avec des enfants qui faisaient leur première apparition dans les romans, on exposait alors leur psychologie d’êtres incompris, séparés et trop souvent d’opprimés. À partir de ce personnage de l’enfant partant à la conquête de la vie et faisant dans les larmes l’apprentissage de la société s’élabore une revendication humaniste, sociale et "naturiste". Il s’agit toujours de confronter idées, principes, valeurs et rêves aux contraintes qu’y oppose le réel.
Aujourd'hui, les différentes revendications humanistes ou les promotions de classes sociales ne sont plus nécessaires dans la société actuelle. Le roman a pris un tournant et ne donne plus une part importante au roman d'apprentissage, ceux qui restent sont souvent largement autobiographiques (ex : Le petit garçon).

3. Justification large du titre.
Il y a deux reflets de la paternité dans le livre. Le premier qui nous vient à l'esprit lorqu'on voit le titre est la paternité du père Goriot sur ses deux filles. Goriot ne se préoccupe que de ses filles et ne veut s'occuper de rien d'autre mais sa passion à forcément des limites qui les siennes et s'il n'a plus de quoi survivre sa passion ne pourra pas survivre non plus car il se "heurte à la réalité sociale Il s'agit d'une paternité passionnelle, poussée à l'extrême car Goriot se sacrifie pour ses filles, ils les gâtent exagérément et en faisant cela elles vivent à sa place pour finalement le tuer.
La deuxième paternité qui apparaît dans le livre et qu'on nous suggère dans le titre est celle qu'exerce Vautrin sur Rastignac. Cette paternité s'oppose à l'autre dans le sens où elle est essentiellement morale alors que l'autre est charnelle (Goriot ne pense qu'au bien-être de ses filles). Vautrin offre un enseignement que seul un père est normalement habilité à donner, il permet à Rastignac d'avoir une meilleure vision ainsi qu'une meilleure compréhension de la société dans laquelle il évolue (Paris du 19e siècle).
Le titre reprend donc tous les aspects de la paternité repris dans le roman mais aussi un des thèmes principaux de Balzac qui peut se retrouver au fil de son œuvre.

4. Schéma actantiel
Situation Initiale

  • Equilibre: province, arrivée à Paris, pension Vauquer…
  • Déséquilibre: rencontre de Goriot et Vautrin, réalité sociale différente.
  • Manque: réussite sociale (argent).
  • Destinateur: Quête de l'apprentissage du 19e siècle.

Situation de Transformation

  • Objet: devenir adulte
  • Epreuve qualifiante: Goriot et Vautrin le désignent
  • Héros: Rastignac
  • Etapes: Pension Vauquer; Taillefer; Langeais, Restaud, Bauséant, Nucingen; Arrestation de Vautrin; fils de goriot.
  • Epreuve glorifiante: reconnu par Goriot
  • Marque: "A nous deux Paris"

Situation Finale

  • Equilibre: Vie adulte à Paris: société nouvelle
  • Destinataire: Rastignac



a) En quoi le schéma actantiel est-il significatif d'une quête du 19es?
Le schéma est bien sur révélateur du 19e siècle car l'objet de Rastignac est de devenir adulte et que le roman d'apprentissage est très répandu au 19e siècle. On peut voir la progression de Rastignac qui un jeune homme naïf et qui ne connaît rien à Paris et qui va se transformer en un Parisien de la haute société. Il est plus dur mais moins pur car il défie la société parisienne et va au bal avec tous ceux qu'il exécrait alors qu'il venait d'arriver. Il parvient à cela grâce aux enseignements de Vautrin et de Madame de Beauséant, c'est une quête tout à fait en relation avec le roman d'apprentissage du 19e siècle.
On pourrait aussi mettre en parallèle la quête et l'évolution de la société elle-même au 19e siècle. En effet, le 19e siècle est le siècle des progressions, des ambitions et des révolutions, c'est l'argent qui domine et fait avancer la société. C'est un peu ce qui se passe chez Rastignac, il subit une évolution, une progression. Rastignac est un jeune plein d'ambition et il compte bien réussir dans la société parisienne, il y parvient en accomplissant une révolution dans son esprit, dans sa manière de voir les choses. La quête de Rastignac est donc une ascension et s'oppose en ce sens au Père Goriot qui subit une véritable déchéance.


b) Justifier le déséquilibre et expliquer l'équilibre final.
Au départ Rastignac arrive à Paris comme un étudiant qui ne connaît rien de la société parisienne et qui compte juste étudier mais il se confronte vite à cette société car il se retrouve plonger en plein dedans. Les personnages qu'il rencontre sont tout à fait singulier et l'intéresse à un plus au point, si bien qu'il va commencer à beaucoup plus s'intéresser à ces gens et donc à la société parisienne qu'à ses études. C'est là que commence son évolution et une évolution n'étant pas un état stable, c'est là que se situe le déséquilibre.
Au fil du roman Rastignac évolue dans cette société qu'il aspire tant à connaître et cette évolution ne se fait pas sans quelques bouleversements. Son éducation s'achève après son dernier bal chez sa cousine, l'agonie solitaire du père Goriot lui enlève ses derniers scrupules et il peut enfin entrer de plein pied dans cette société tellement idolâtrée. Sa dernière phrase sera à nous deux maintenant, il s'adresse là à Paris. Une fois son évolution finie, il vivra dans le monde sans changer, il aura pris la marque comme tous les Parisiens de la haute bourgeoisie et se comportera comme eux.


c) En quoi l'objet de la quête comble-t-il le manque?
L'objet de la quête est devenir adulte (et donc de progresser, d'apprendre à se débrouiller et à vivre en société) et la marque est la réussite sociale qui sous-entend un gain d'argent. Cela s'inscrit à nouveau dans le cadre d'une évolution, d'une progression tout comme pour le roman d'apprentissage. Une fois que le héros a appris à connaître la société dans laquelle il vit, à en déjouer les plans et à sortir du lot, il est devenu adulte car il ne raisonne plus en jeune homme qui ne rêvent que de changer le monde. Il a appris à réfléchir rationnelement et à agir en conséquence et non sous le coup de l'impulsion. C'est grâce à tout cela qu'il va pouvoir réussi dans la société et gagner de l'argent.

5. Personnages


a) Eugène de Rastignac: que mettent en évidences ses relations et en quoi est symbolique d'une société du 19e siècle?
Les relations des Rastignac sont très hétéroclites, il fréquente des gens très différents tant sur le plan moral que social. Chaque relation apporte quelque chose de différent à Rastignac, elles l'aident toutes à progresser dans sa quête en lui fournissant un enseignement bien précis (ex: Goriot lui montre la vérité derrière les apparences; Vautrin lui montre les injustices de l'ordre social; Delphine lui permet de découvrir un nouvel ordre des sentiments à savoir que l'amour vient après la possession). A travers ses relations on peut donc voir la diversité des classes sociales au 19e siècle mais surtout la répartition et les conflits de celles-ci. Balzac nous permet de comprendre les déchéances qui peuvent arriver à certaines classes et la montée évidente des classes plus riches, les différences de mœurs et d'opinions et les oppositions qui existent entre ses classes.


b) Le Père Goriot: quels sont les signes symboliques de son évolution?
L'évolution du Père Goriot laisse paraître l'amour incommensurable qu'il porte à ses filles. C'est parce qu'il veut leur faire plaisir et leur éviter le moindre effort qu'il se ruine progressivement afin de leur fournir un maximum d'argent qu'elles jettent par les fenêtres. Ainsi la première année où il se trouve à la pension, il vit comme le riche commerçant qu'il est avec 1200f de pension et 8000 de rente et une solide condition physique. Il a une magnifique garde robe avec beaucoup d'accessoires superflu et riche. Dès la deuxième année il se voit obligé de prendre une pension à 900f et baisse son rythme de vie. La troisième année il prend la pension la moins chère (45f), il n'a plus aucun luxe et il se dégrade sérieusement au niveau physique. La quatrième année, la dégradation physique s'accentue et la dégradation morale se fait ressentir car ses filles le rendent fou. C'est dans l'ignorance quasi-totale qu'il mourra.


6. Lieux



En quoi l'espace lieu est-il réaliste et significatif?
Balzac décrit les lieux avec énormément de réalisme ses descriptions sont longues mais ne ralentissent pas le récit et tout ce qu'il décrit est vrai, il ne va pas puiser ses sources dans l'imaginaire. Mais derrière le réalisme des descriptions se cache une symbolique qui est significative.
La Pension Vauquer, par exemple, est décrite avec beaucoup de précision qui met en place la simplicité voire la misère de celle-ci et ceci nous permet de voir un jugement fait par l'auteur qui estime cette pension miteuse. Mais la pension derrière sont aspect réaliste représente aussi symboliquement la société de par son étagement des classes sociales (argent), les différentes générations qui y sont représentées et le langage propre. La pension est un univers en soi et dans cet univers comme dans Paris, le Père Goriot est rejeté.
Paris est tout autant sinon plus symbolique, les descriptions complètes et réalistes nous permettent de situer la ville dans son époque mais le symbolisme domine. Ainsi la pension se trouve dans le bas de la ville, dans le fond et ce lui s'oppose avec le cimetière d'où Rastignac lance son défi à Paris, là il domine toute la ville, c'est une ascension vers la lucidité. C'est aussi à Paris que Rastignac doit accomplir sa quête et c'est en découvrant la société qu'il y parviendra et qu'il perdra ses illusions et ses images de la campagne qui est fortement opposée à Paris pour sa simplicité. Pour arriver à accomplir sa quête à travers de cet univers complexe qu'est Paris, Rastignac aura besoin d'une protectrice qu'il trouvera en la personne de Madame de Beauséant qui sera en quelque sorte son fil d'Ariane qui lui permettra de s'y retrouver dans les différentes demeures bourgeoises et d'y progresser en en comprenant les lois et les modes des relations mondaines.

7. Perspective narrative


a) Quelles sont ici les caractéristiques du réalisme et quelles en sont les failles?
Balzac met ici en place une narration réaliste car objective, scientifique. Il montre une société et pour ce faire il doit être précis et neutre dans ses descriptions, il dit d'ailleurs lui-même "ce drame n'est ni une fiction, ni un roman: all is true". Mais le problème est qu'il laisse parler ses sentiments et intervient dans le récit, il n'est donc pas tout à fait neutre. Il n'intervient pas gratuitement mais parce que la société qu'il voit évoluer l'intéresse et l'effraye, il veut nous communiquer le dégoût que lui occasionne la montée du pouvoir de l'argent et les gens que cela engendre ("Qui décidera de ce qui est le plus horrible à voir, ou des cœurs desséchés, ou des crânes vides"). Balzac est nostalgique de la société qui s'en va avec la montée de l'argent et cela se ressent à travers ses descriptions mais si on ressent ces descriptions cela devient du subjectivisme et non plus du réalisme parfait.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Ven 06 Juil 2007, 05:52

résumé:

Paris, automne 1819. Dans une pension miteuse de la rue Neuve-Sainte Geneviève, la maison Vauquer (du nom de sa tenancière), se côtoient des pensionnaires et des habitués du quartier qui ne viennent y prendre que le dîner . Ils ont pour nom Mlle Michonneau, Victorine Taillefer, Madame Couture, Monsieur Poiret, Bianchon, Vautrin, Eugène de Rastignac et le père Goriot. Quelques personnages émergent de ce groupe de pensionnaires falots : Vautrin, mystérieux pensionnaire d'une quarantaine d'années qui se fait passer pour un ancien commerçant; Eugène de Rastignac, fils d'une famille noble et désargentée de Charente venu faire son droit à Paris.

Il y a également le père Goriot, pitoyable rentier de soixante neuf ans qui mène une vie nocturne énigmatique. Il est le plus âgé de la Maison Vauquer et aussi le plus ancien des pensionnaires. Il y est arrivé en 1813 après s'être retiré des affaires. Les premiers temps, sa fortune et ses revenus lui permettaient d'habiter au premier étage l'appartement le plus cossu de la pension. Puis ses revenus diminuant mystérieusement, le vieil homme est monté d'étage en étage, logeant dans des appartements de plus en plus modestes. Il occupe actuellement une mansarde et est devenu le bouc émissaire de la Maison Vauquer. Les autres pensionnaires commentent son infortune avec peu d'élégance et le soupçonnent de se ruiner en entretenant des femmes du monde.

Eugène de Rastignac, jeune "ambitieux", rêve de s'introduire dans la haute société parisienne. Grâce à la recommandation de sa tante, il est invité à l'un des bals que donne Mme de Beauséant, l'une des femmes influentes de Paris. Il est ébloui par cette soirée et s'éprend de la Comtesse Anastasie de Restaud.

Il lui rend visite le lendemain, mais sa maladresse lui vaut d'être brutalement congédié par M. et Mme de Restaud. Rastignac se rend alors chez Mme de Beauséant où se trouve également la duchesse de langeais. Sa gaucherie prête encore à sourire, mais cette visite lui permet de résoudre l'énigme du Père Goriot. Les deux aristocrates se proposent de lui relater le drame du vieil homme : cet ancien négociant a fait fortune pendant la révolution. Il a consacré tout son argent au bonheur de ses deux filles, Anastasie, l'aînée et Delphine, la cadette. Après leur avoir offert une belle éducation, et leur avoir constitué une dot, il a marié Anastasie au Comte de Restaud et Delphine au banquier Nucingen.

Tant que le Père Goriot mettait sa fortune à la disposition de ses filles, ses gendres le ménageaient. Mais maintenant qu'il a des difficultés financières, ils ne lui manifestent qu'indifférence et mépris. Ils n'hésitent pas à l'évincer, ce qui désespère le pauvre homme qui a voué toute sa vie à ses deux filles. Rastignac est ému jusqu'aux larmes par ce récit. Mme de Beauséant prend prétexte de cette histoire pour donner à Rastignac ce conseil : arriver par les femmes. Elle lui suggère de tenter sa chance auprès de Delphine de Nucingen, la seconde fille du Père Goriot.

De retour à la Pension Vauquer, Eugène décide d'apporter son soutien au Père Goriot. Ayant besoin d'argent pour faire son entrée dans le Monde, il écrit également à sa mère et à ses sœurs pour leur demander de lui adresser leurs dernières économies.

Vautrin, qui devine l'ambition qui anime Rastignac lui propose un marché cynique : séduire Victorine Taillefer tandis que lui se charge d'éliminer son frère, seul obstacle à l'obtention par la jeune fille d'un héritage fabuleux. Rastignac épouserait alors Victorine et sa dot d'un million, sans oublier d'offrir à Vautrin une commission de deux cent mille francs. Fasciné, puis indigné par ce marché scandaleux, Rastignac refuse ce pacte diabolique. Vautrin lui laisse quinze jours pour réfléchir.

Le jeune étudiant préfère suivre les conseils de la Vicomtesse de Beauséant . II l'accompagne au Théâtre-Italien, où il se fait présenter Delphine de Nucingen . Il fait une cour assidue à la jeune femme.

De retour à la Pension, Rastignac rend visite au Père Goriot et lui raconte par le menu sa rencontre avec Delphine. Emu, le vieil homme qui croit toujours aux bons sentiments de ses filles, encourage Rastignac à continuer de fréquenter la jolie baronne. Une vraie complicité s'installe entre le Père Goriot et le jeune étudiant.

Eugène de Rastignac devient l'amant de Delphine de Nucingen et ne tarde pas à découvrir ses difficultés financières. Elle lui confie que son mari s'est accaparé de sa fortune et qu'elle ne dispose plus d'aucune ressource personnelle. Elle lui demande également de jouer pour elle à la roulette . Avec les cent francs qu'elle lui remet, Rastignac parvient à gagner, pour elle, sept mille francs . " Vous m'avez sauvée" lui confie-t-elle, lui avouant en même temps l'échec de son mariage avec le baron et les sacrifices qu'elle et sa sœur ont imposés à leur père.

De retour chez Madame Vauquer, Eugène de Rastignac apprend la nouvelle au Père Goriot. Le vieil homme est désespéré d'apprendre les soucis financiers de sa fille. Il souhaite saisir la justice pour lui permettre de retrouver sa fortune.

Rastignac prend goût aux soirées parisiennes, mais il dépense beaucoup d'argent et se montre beaucoup moins chanceux au jeu. Il mesure combien l'argent est essentiel pour s'imposer dans la haute société parisienne, ce que Vautrin ne manque pas de lui rappeler avec beaucoup de cynisme.

Au jardin des plantes, M. Poirer et Mlle Michonneau rencontrent un responsable de la police, Gondureau, qui leur indique la véritable identité de Vautrin : C'est un forçat qui s'est évadé du bagne de Toulon, où il avait le surnom de trompe-la-mort. Gondureau demande à Mlle Michonneau de lui administrer un somnifère et de vérifier qu'il a bien un tatouage à l'épaule.

A la pension Vauquer, Victorine laisse entrevoir à Eugène les sentiments qu'elle éprouve pour lui tandis que Vautrin poursuit secrètement la préparation du meurtre de son frère. Mlle Michonneau acquiert la certitude que Vautrin est le forçat qui s'est évadé du bagne et le fait arrêter. Le même jour un complice de Vautrin tue le frère de Victorine.

Tandis que les pensionnaires de la Maison Vauquer tardent, suite à ces événements, à retrouver leurs esprits, le père Goriot arrive tout souriant en fiacre. Il vient chercher Rastignac et l'invite à dîner avec Delphine, dans l'appartement qu'il vient de lui louer, avec ses dernières économies, rue d'Artois. Le vieil homme logera quant à lui dans une chambre de bonne au dessus de l'appartement d'Eugène.

A La Maison Vauquer, c'est la désolation, les pensionnaires partent les uns après les autres.

Les déboires financiers des deux filles du Père Goriot resurgissent avec plus d'acuité. Le baron de Nucingen indique à sa femme qu'il lui est impossible de lui rendre sa fortune sans que leur couple ne soit ruiné. Quant à Anastasie, elle ne parvient plus à rembourser les dettes causées par son amant, Maxime de Trailles et se voit dans l'obligation de mettre en vente les diamants de la famille. A l'annonce de cette double déroute financière, le père Goriot est victime d'un grave malaise. Bianchon, l'étudiant en médecine, ami de Rastignac, venu en renfort analyse les symptômes qui frappent le vieil homme et diagnostique une grave crise d'apoplexie.

Eugène passe la soirée aux Italiens avec Delphine . Le lendemain, il retourne à la pension Vauquer. Le Père Goriot est très affaibli. Eugène annonce alors à Delphine que son père est mourant mais celle-ci se montre indifférent à son sort.

A la pension, le père Goriot se meurt. Il souhaite une dernière fois voir ses deux filles, mais celles-ci demeurent tristement absentes. Seuls Rastignac et son ami Bianchon sont là pour accompagner les derniers moments du vieil homme. Eugène règle les derniers soins et l'enterrement du père Goriot; puis, accompagné du seul Bianchon, il assiste à la cérémonie religieuse. Le convoi funéraire se rend alors au Père Lachaise. "A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses :

- A nous deux maintenant !

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen.
"
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Re: [Le Père Goriot]

Message par éma le Ven 06 Juil 2007, 14:45

Lire le roman sur Internet :

Texte intégral




I) Balzac et le Père Goriot

1) Biographie de Balzac : 1799-1850.

2) L'oeuvre de Balzac

3) Balzac et le réalisme

II) Étude du Père Goriot

1) La composition

2) L'incipit


¤ Structure et marques d'énonciation
¤ Le lecteur
¤ Les buts de l'auteur

IcI




étude de:

Extrait du premier Chapitre:

éma
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Sam 07 Juil 2007, 07:25

LE PERE GORIOT


I. L'HISTOIRE



Eugène de Rastignac, issu d'une famille de petite noblesse provinciale, venu étudier le droit à Paris depuis les environs d'Angoulême (comme le Lucien de Rubempré d'Illusions per­dues), habite une modeste chambre dans la pension de madame Vauquer, rue Neuve-Sainte-Geneviève. Il y fait la connaissance de Goriot, un bourgeois retiré des affaires, un marchand de vermicelle enrichi sous la Révolution par des spéculations, et celle de Vautrin, un forçat évadé en lutte, silencieuse mais implacable, contre l'ordre social. Il y croise en outre Victorine Taillefer, une jeune fille abandonnée par son père, et se lie d'amitié avec Horace Bianchon, futur médecin. Par sa cousine, la vicomtesse de Beauséant, il s'introduit dans la haute société du faubourg Saint-Germain, y commet ses premiers faux pas en y gagnant son expérience, rencontre les filles de Goriot qui ont fait d'excellents mariages : la comtesse Restaud et la baronne de Nucingen, dont il devient l'amant.

Locataire de Mme Vauquer, protecteur de Goriot, protégé de Vautrin, ami de Bianchon, confident de Mme de Beauséant, soupirant d'Anastasie de Restaud, prétendant de Victorine Taillefer, amant de Delphine de Nucingen, Rastignac établit le contact entre les personnages et leurs intrigues, entre les lieux et les scènes multiples du roman dont l'histoire se fragmente en un drame à plusieurs destinées qui se croisent et se rejoignent sans s'opposer. Roman de formation ou histoire de l'ascension sociale d'un jeune homme (Rastignac), histoire de la déchéance d'un père trop aimant (Goriot), de la chute d'une grande dame (vicomtesse de Beauséant), de l'arrestation d'un révolté (Vautrin), histoire d'une pension bourgeoise (celle de madame Vauquer) qui se vide d'un coup de tous ses locataires – selon le point de vue – , le roman entretisse étroitement toutes ces dimensions.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Sam 07 Juil 2007, 07:28

II. HISTOIRE(S) DU TEXTE



Le fonds Lovenjoul conserve le manuscrit du roman (en fait une copie autographe, qui a servi à l'impression) sous la cote A 183 : 176 feuillets reliés, dédiés à Mme Hanska (c'est dans cette dédicace qu'on a découvert, sous une rature, la mention du « jour inoubliable » où ils devinrent amants). Du brouillon ne subsiste qu'une page de début, abandonnée (Lov. A 301 f° 220). Enfin, dans Lov. A 268, sont réunis divers documents, sur les éditions Werdet.
Le Catalogue de 1845 fait passer Le Père Goriot dans les Scènes de la vie privée, avant Le Colonel Chabert, ce que confirme le Furne corrigé qui porte d'allusives corrections en marge.

– Revue de Paris, en quatre livraisons, les dimanches 14, 28 décembre 1834, 18 janvier et 1er février 1835. La préface, datée « Paris, mars 1835 », paraît dans la livraison du dimanche 8 mars.

– Le Père Goriot. Histoire parisienne, Werdet et Spachmann, 2 vol. in-8 de 354 et 376 pages (B.F. 14 mars 1835). La table des ma­tières compte sept chapitres : I. « Une pension bourgeoise »; II. « Les deux visites »; III. « L'entrée dans le monde »; IV. « L'entrée dans le monde (suite) »; V. « Trompe-la-Mort »; VI. « Les deux filles »; VII. « La mort du père ». Le dédoublement du chapitre intitulé « L'entrée dans le monde » est imposé par son débordement du premier volume sur le second. L'épigraphe apparaît sur la page de titre.

– Le Père Goriot. Histoire parisienne, Werdet et Spachmann, 2 vol. in-8 de 384 et 396 pages (B.F. 30 mai 1835).

Le texte ne compte plus que quatre parties réaménagées : I. « Une pension bour­geoise »; II. « L'entrée dans le monde »; III. « Trompe-la-Mort »; IV. « La mort du père ». Il est enrichi d'une seconde préface, datée « Meudon, 1er mai 1835 ». L'éditeur Werdet s'était réservé la possibilité de diviser le tirage de cette édition en deux, pour moitié dans le format in-8 et moitié dans le format in-12. Ce qu'il fit (voir ci-dessous).

– Étude philosophique. Le Père Goriot, Au bureau du Figaro, 4 vol. in-12 (non enregistrés à la B.F.).

Les volumes in-12 fabriqués par Werdet en même temps que les exemplaires in-8 constituant la deuxième édition en librairie, ne furent pas mis en vente. Ils furent soldés par lui après le dépôt de son bilan le 17 mai 1837. Ils sont offerts en prime aux lecteurs de Figaro pour le re­nouvel­lement de l'abonnement trimestriel du 15 octobre 1837. Le texte n'a été ni revu ni corrigé. Il est en tous points identique à celui des volumes in-8, puisque l'un et l'autre sont simultanément issus de la même composition typogra­phique.

– Le Père Goriot, Charpentier, 1 vol. in-18 de 390 pages (B.F. 16 mars 1839). Nouvelle édition cette fois effectivement revue et corrigée. Suppression de préfaces et de toutes les divisions.

– La Comédie humaine, 9e volume, tome I des Scènes de la vie parisienne, Furne, Dubochet et Cie, Hetzel, 1 vol. in-8 (B.F. 28 septembre 1844). Nouvelle édition : ajouts de la dédicace à Geoffroy Saint-Hilaire.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Sam 07 Juil 2007, 07:37

IV. LECTURES ET COMMENTAIRES



Les Lettres à madame Hanska révèlent que Balzac a beaucoup espéré et attendu le succès du Père Goriot. Il l'obtint, en effet, si rapidement que les éditeurs mirent en vente une deuxième édition dix semaines après la première, rapidement épuisée en librairie. En témoignent les nombreux comptes rendus que suscita le roman à sa parution du Constitutionnel à La Quotidienne (légitimiste), du Le Courrier français (libéral) au Journal des femmes.

Troisième signe de succès : le roman fut immédiatement adapté pour la scène, simultanément, par deux théâtres rivaux. Au théâtre du Vaudeville et au Théâtre des Variétés, la première représentation eut lieu le 6 avril 1835.

1835 (Paris). Le Père Goriot. Comédie en deux actes, par MM. Ancelot et Paulin. Théâtre du Vaudeville, 6 avril 1835.

1835 (Paris). Le Père Goriot. Comédie-vaudeville en trois actes, par MM. Jaime, Théaulon et Decomberousse. Théâtre des Variétés, 6 avril 1835.

La pièce du Vaudeville sera retirée de l'affiche au bout de trois représentations; celle des Variétés connaîtra le succès : elle sera représentée cinquante-trois fois. L'un et l'autre fournirent aux courriéristes l'occasion de reve­nir plus ou moins longuement sur le roman de Balzac. Leurs comptes rendus complètent le dossier de la réception du roman à sa parution, notamment dans le Journal de Paris, la Revue de Paris, le Journal des débats. On dénombre aussi au totale 27 comptes rendus.

Au vingtième siècle, la critique balzacienne a consacré la place cardinale du Père Goriot dans l'oeuvre de Balzac. En 1940, dans un ouvrage au sous-titre significatif – Balzac roman­cier. La formation de l'art du roman chez Balzac jusqu'à la publication du Père Goriot –, s'in­téressant d'abord à la genèse de l'oeuvre par et pour elle-même, Maurice Bardèche écrivait : « En 1835, Balzac est en possession de tous ses moyens, sa formation de romancier est terminée; Le Père Goriot est le résultat de tous ses efforts précédents et l'assise de son oeuvre future » ; pour­suivant : « Comparé à l'oeuvre antérieure de Balzac, Le Père Goriot est une sorte de résumé, comparé à son oeuvre future, il est une sorte d'annonciation » ; concluant : « C'est une date capi­tale dans l'histoire de son oeuvre ». En 1947, Bernard Guyon arrêtait son histoire de La Pensée politique et sociale de Balzac en 1834 : « L'homme ayant atteint sa parfaite ma­turité, dominant de haut sa pensée, en prend une conscience claire et définitive et l'organise so­lidement en un véritable système. [...] Ce moment privilégié, cette espèce d'“acmé” dans la car­rière balza­cienne nous paraît se placer aux environs de 1834 ». En 1972, l'analyse de Pierre Barbéris fera écho au jugement de Maurice Bardèche : « Ce roman [Le Père Goriot] n'existe et ne se lit vrai­ment que par tout ce qui constitue son avant-texte puis son après-texte » (Le Père Goriot de Balzac. Écriture, struc­tures, signi­fications, Larousse). En 1985, à l'occasion du cent-cinquante­naire de la publication du Père Goriot, une quarantaine de spécialistes ont revisité cette ligne de crête de La Comédie humaine. Leurs travaux, qui ont paru sous le titre « Des oeuvres de jeunesse au Père Goriot », ont réaffirmé la hauteur de ce sommet dans la géographie balzacienne (voir L'Année balzacienne de 1985 à 1987). Il serait facile de multiplier les jalons, de prolonger par d'autres ouvrages (Olivier Bonard : La Peinture dans la créa­tion balzacienne. Invention et vi­sions picturales de La Maison du chat-qui-pelote au Père Goriot, Droz, 1969), et jusqu'aux titres de thèses récentes (Chantal Massol : Le Rôle de l'énigme dans la formation du roman bal­zacien, des Chouans au Père Goriot, doc­torat de l'Université de Paris VIII, 1980) ce florilège, qui installe Le Père Goriot dans son statut consacré par l'institution scolaire et par la critique balzacienne à l'intérieur de son histoire propre, laquelle a développé – et obéi à – un scénario de la maturation projetant la parution successive des oeuvres dans un perfectionnement inces­sant. De L'Héritière de Birague aux Chouans au Père Goriot, Balzac n'aurait fait qu'améliorer ses procédés romanesques et ses stratégies d'écriture, décider de son esthétique, déterminer ses références, établir son style, définir ses moyens et ses fins, maîtriser son art, multiplier sa force par la mise au point du principe du retour perpé­tuel des personnages, qui sert de fil conducteur à l'agencement des oeuvres, à leur création, à leur conception, à leur scénario, pour s'élancer vers les cimes du liber mundi dont il porte, en quelque sorte depuis toujours, le plan dans sa tête.

Ainsi, Le Père Goriot est, si l'on veut, un classique, et un « livre-signature ». Et Balzac, considéré sous cet angle, se résume en « l'auteur du Père Goriot ». Ce roman qui coïncide avec la première application systématique du procédé des personnages reparaissants constitue bien en quelque sorte l'acte de naissance de La Comédie humaine. Mais s'il fournit un repère commode, un moment privilégié dans la carrière et dans l'aventure intellectuelle du romancier, un des plus hauts sommets de son oeuvre, il n'en demeure pas moins un roman qui peut, et doit, être lu pour lui-même, et pas seulement comme « drame » de la paternité.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Lun 23 Juil 2007, 13:33

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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Jeu 16 Aoû 2007, 08:38

Le Père Goriot :
Sortie(s) : 2004 (France)2004 (USA)

Genre: Drame Durée: 1h40Pays: France

Réalisé par: Jean-Daniel Verhaeghe
Avec: Charles Aznavour, Tchéky Karyo, Malik Zidi, Nadia Barentin, Maruschka Detmers, Florence Darel, Rosemarie La Vaullée, Pierre Vernier, Anca-Ioana Androne, ...


L'histoire :

Après avoir été un négociant prospère, le Père Goriot a tout perdu à cause de ses deux filles, Delphine et Anastasie, pour qui il nourrit une passion dévorante. Il vit aujourd'hui modestement à la pension Vauquer où il se lie d'amitié avec le jeune Rastignac qui deviendra l'amant de Delphine, mal mariée à un banquier véreux. La pension abrite aussi le mystérieux Vautrin, soupçonné d'être un bagnard évadé...
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Re: [Le Père Goriot]

Message par ilovemyangel le Jeu 16 Aoû 2007, 08:38

• L'histoire de "Le Père Goriot" (film)

Eugène de Rastignac, jeune étudiant en droit issu d'une famille aristocratique, candide provincial « monté » à Paris, arrive à la pension Vauquer. Il se lie d'amitié avec le Père Goriot, marchand de vermicelle qui s'est fabuleusement enrichi pendant la Révolution, et qui est aveuglé par l'amour qu'il tient à ses filles, Anastasie et Delphine. Mariées au-dessus de leur condition, elles dilapident la fortune de leur père.

Rastignac entreprend de séduire Delphine, mariée au richissime banquier Nucingen, qui vit dans les quartiers dorés de la finance et en devient l'amant. Derrière ce verni rutilant, le jeune homme découvre vite l'égoïsme de sa maîtresse et ses difficultés financières, et tente malgré tout, en vain, de la rapprocher de son père. Mais ses filles adorées viennent une nouvelle fois

accabler le vieillard, qui n'a plus aucun moyen de régler leurs dettes. Quand celui-ci se retrouve seul au Père Lachaise, après l'enterrement misérable de Goriot où ses filles ne se sont même pas dérangées, c'est en toute conscience de son destin qu'il lance depuis les hauteurs du cimetière son défi à Paris : « A nous deux maintenant ! ». Et cyniquement, il s'en va dîner chez sa maîtresse, tout à la fois femme du riche banquier Nucingen, fille du pitoyable Goriot, et clé de son ambition.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par lhbilmarocain le Mar 28 Aoû 2007, 09:01

voilà pour ceux qui ont le Famous logiciel de partage fichier E-mule je vous donne le lien ED2K:// pour télécharger le film du pere Goriot Smile

Code:
ed2k://|file|Le%20Pere%20Goriot%20(De%20J%20D%20Verhaegue,%20D'Apres%20Balzac,%20Avec%20Ch%20Aznavour,%20T%20Karyo).avi|702683136|37E0B048C0D451AF3741BCEA1C15B0EA|/

NB: à copier puis le coller dans la barre de recherche ou bien dans la barre des liens sur Internet explorer puis ca va s'ouvrir automatiquement sur E-mule Wink

Bonne chance king

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Re: [Le Père Goriot]

Message par miss saritta le Mar 04 Sep 2007, 09:04

Voilà un site ou tu pourras le lire sans le télecharger : http://www.bacdefrancais.net/pere.php
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Je commence à comprendre comment.
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Re: [Le Père Goriot]

Message par lhbilmarocain le Ven 07 Sep 2007, 18:16

tidus-le-lion a écrit:sa marche po le film

Il te faudra le VLC player !!

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Re: [Le Père Goriot]

Message par emilie le Lun 10 Sep 2007, 15:38

tidus-le-lion a écrit:apres c Le Père Goriot de balzac
et a la fin le roman de mohamed kher dine


Arrow nan je pense que cést l'ínverse:
Like a Star @ heaven candide
Like a Star @ heaven il etait une fois un vieux couple heureux
Like a Star @ heaven le pere goriot



Razz good luck dearest
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Re: [Le Père Goriot]

Message par eva le Dim 23 Sep 2007, 14:36

Résumé - Le Père Goriot :

Le Père Goriot est un roman d'Honoré de Balzac, écrit en 1834, dont la publication débute dans la Revue de Paris et qui parait en 1835 en librairie. Il fait partie de La Comédie humaine.

Les thèmes abordés par ce roman sont les suivants :

- Paris sous la Restauration
- La condition des femmes et le mariage
- Le drame de la paternité
- La critique de la société
- Le pouvoir corrupteur de l'argent.

Les personnages :

Au début de l'année 1819, la maison Vauquer, près du Panthéon, à Paris, abrite plusieurs pensionnaires de caractères très différents :

- Vautrin, un sombre individu plein de roueries, prêt à tout pour de l'argent,

- le père Goriot, un vieillard quelque peu démuni, qui a fait fortune sous la Révolution dans la fabrication et le commerce de vermicelles,

- Victorine Taillefer, une fille ruinée après le décès de sa mère, car son père lui préfère son frère et l'a déshéritée, qui vit avec une parente, Mme Couture

- Eugène de Rastignac, un étudiant, venu de sa Charente natale poursuivre ses études de droit à Paris.

- Mlle Michonneau, femme avide et peu morale

- Poiret, un homme qui contribue à une conversation en répétant toujours ce que les autres viennent de dire.

L'histoire :

À Paris, à la fin de l’année 1819, dans une pension bourgeoise, lépreuse et nauséabonde, de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, vit un groupe de pensionnaires, où, à côté de figures banales et grotesques, s’entrevoient des âmes puissamment originales, dont la rencontre fait pressentir des drames poignants. Eugène de Rastignac, jeune noble débarqué de son Périgord natal et venu faire son droit et sa fortune à Paris, étudiant pauvre en attendant, mais ambitieux, y coudoie le père Goriot et Vautrin sur lesquels des scènes étranges lui donnent quelques aperçus singuliers.

L’ancien vermicelier Goriot est arrivé nanti d’une belle rente, Madame Vauquer s’étant d’ailleurs laissée aller à rêver de devenir Madame Goriot pour quitter enfin ce pauvre quartier de Paris, ce qu’elle ne se pardonne pas car, après avoir occupé le plus bel appartement de sa pension, le vieillard de soixante-neuf ans, taciturne et à l’aspect imbécile, vrai souffre-douleur de la pension, habite à présent une méchante petite chambre au troisième étage et semble avoir dilapidé sa fortune de manière incompréhensible. Rien ne l’enthousiasme plus, si ce n’est la visite, de loin en loin, de deux jeunes femmes richement vêtues et roulant carrosse en qui tous les gens de la pension se refusent de voir ses propres filles. Les suppositions les plus incroyables s’échangent le soir autour de la table où se réunissent les clients de la pension.

Chargé par les pensionnaires de percer le mystère qui entoure le père Goriot, Rastignac, poussé par la curiosité d’abord, par la sympathie ensuite, ne sera pas long à découvrir le pauvre secret du père Goriot. Sa cousine, Mme de Beauséant, qui peut le faire entrer dans la haute société, lui livre le secret du père Goriot. Le bonhomme a pour filles deux des femmes les plus brillantes de la société parisienne, richement mariées et mêlées à des intrigues de toute sorte : Anastasie, comtesse de Restaud ; Delphine, baronne de Nucingen. Leur père, veuf de bonne heure, leur a voué un amour exclusif, aveugle, est animé à leur égard d’une passion paternelle exagérée ; « martyr de la paternité », il s’est dépouillé peu à peu de ses biens en leur faveur, s’est ruiné, s’est condamné à une vie misérable pour leur assurer de somptueux mariages, ses gendres le payant de mépris insolent, ses filles d’ingratitude indifférente.

C’est, pour Rastignac, une première expérience de la vie de Paris. Cependant, Vautrin, colosse de quarante ans, plaisantin mais mystérieux et inquiétant, guette le jeune ambitieux, dont il a deviné les rêves mais qui perçoit confusément que cet homme qui le fascine n’est sans doute pas aussi limpide qu’il veut le laisser croire. Un jour, le prenant à part, disant ne vouloir que son bien, il lui expose brutalement ses théories sociales pour le faire profiter de sa part d’expériences et lui ménager le succès. Il veut réussir, mais « parvenir à une rapide fortune est le problème que se proposent en ce moment de résoudre cinquante mille jeunes gens qui se trouvent dans votre position ». Il lui faut donc jeter bas tout scrupule et atteindre la prospérité par un crime. Or, à la pension, vit obscurément une pauvre fille, Victorine Taillefer, abandonnée par son père, qui réserve toute son affection à son fils et lui léguera une fortune énorme. Vautrin, par d’obscures complicités, fera disparaître le frère préféré, obligera le père à reprendre sa fille, et à la rétablir dans ses droits d’héritière. Que cependant Rastignac se charge de conquérir l’amour de Victorine, et sa fortune est faite.

L’étudiant, mordu au coeur par la tentation, se révolte pourtant contre cette offre abominable. Il cherche à poursuivre ses avantages dans le monde, et se fait présenter aux filles du père Goriot. Il échoue auprès de Mme de Restaud, mais se lie intimement avec Mme de Nucingen, encouragé par l’aveuglement paternel du vieillard qui, pour se rapprocher de sa fille, protège avec une inconscience totale leurs amours.

Le drame se précipite : Vautrin, sûr de faire tomber finalement Rastignac dans son piège, a poursuivi ses intrigues. Mais il ne s’est pas assez méfié de ses voisins de pension. Trahi par une vieille fille, espionne de la police, il est reconnu pour être le forçat évadé « Trompe-la-Mort », et est arrêté le jour même où il a fait tuer en duel le fils Taillefer par un spadassin à sa solde.

Rastignac s’abandonne à sa passion pour Delphine. Mais les deux gendres du père Goriot, avertis des intrigues de leurs femmes, les persécutent et menacent de les réduire à la ruine ; elles viennent implorer le secours de leur père ; elles lui livrent leur secrets les plus douloureux et leurs vanité blessées s’affrontent sous ses yeux. Leur atroce querelle porte au vieillard un coup mortel. Frappé d’apoplexie, il agonise sur son grabat infect. Ses filles ne viennent pas l’assister ou viennent trop tard. Devenu clairvoyant, il maudit les ingrates, les supplie, les rappelle. Il perd la tête ; il meurt enfin, entouré d’Eugène et de Bianchon, étudiant en médecine, qui, seuls, se chargent encore de lui rendre aussi décemment que possible les derniers devoirs. Cet affreux dénouement achève la triste éducation de Rastignac : en bon arriviste qui n’a rien oublié des leçons de Vautrin, après avoir enterré le pére Goriot et avant d’aller dîner chez sa maîtresse, du sommet du cimetière du Père Lachaise, contemplant Paris, mûr désormais pour sa conquête, il s’écrie : « À nous deux maintenant ! »

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Re: [Le Père Goriot]

Message par sara** le Mar 23 Oct 2007, 12:59

tidus-le-lion a écrit:mais c koi sa "darb ghalaf" tu te manke de no
parle no de kelke choz de logik

miss roger a écrit:looll mé éll a po fé éxpré éll s mok po d ns !!! :d éll ma proposé jst une solution.. dsl pr l dérangemen!! ana ssbab
dsl..

peace.. flower



ilovemyangel a écrit:

darb ghalaf c'est un endroit à casablanca ou ils vendent toutes sortes de choses et il y a aussi les films et cd pour etudes
et si je voulais me moquer j'aurai mis ça:
lol!



hidaya a écrit: darb ghalaf, un endroit bien reel et non fictif...alors ton idée etait logique, et non moqueuse lol!

tidus-le-lion a écrit:ah bon

tidus-le-lion a écrit:c gentille


Ce genre de posts est interdit sur le salon , éma a été precise quand elle a dis
Celui qui a une information à poster, bienvenue, autre chose, c'est le diable qui s'incarnera en moi!

Utilisez vos mps pour les mercis.
Utilisez la touche éditer pour ajouter un info oubliée.


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Re: [Le Père Goriot]

Message par emilie le Lun 04 Fév 2008, 08:19

bah salut tout le monde
je pense que cela sera noble si chaqu'un de vs poste ce qu'il a appris en ce qui concerne cet oeuvre.
de ma part,on va commencer l'oeuvre le mercredi,
que vs soyez remercies de ns aider.
que Dieu vs benisse
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