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[Salon]LE DERNIER JOUR D'UN COMDAMNE - Page 2 Empty Le Dernier jour d'un condamné (Le salon )

Message par Invité le Ven 19 Jan 2007, 06:01

Rappel du premier message :

ce Topic sera consacré en tout ce qui conserne

le dernier jour d'un condamné


Le sujet est ouvert allez ...


[Salon]LE DERNIER JOUR D'UN COMDAMNE - Page 2 Ledernierjourduncondamne


Ps: tout les sujets utiles au etude de l'oeuvre seront copié ici [Salon]LE DERNIER JOUR D'UN COMDAMNE - Page 2 Folder_new>>Français<<


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Message par lhbilmarocain le Ven 23 Fév 2007, 04:15

Chabab si vous voulez biensur !!
Voilà mon exposé Wink Bonne chance Smile

http://lhbilmarocain-upload.ifrance.com//getimg.php?image=madariss/expo-dernier-jour-1-condamne.doc&


Dernière édition par le Ven 23 Fév 2007, 05:42, édité 1 fois

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Message par sara** le Sam 03 Mar 2007, 12:22

je propose =
* est tu pour ou contre la peine de mort , justifie ta réponce en rédigeant un texte argumantatif ??
* si on te demande de défondre le comndané a mort (celui de l'histoire ) keske tu va dire o trébunale ??
*ecris un texte en parlant o nom d'un comndané a mort ki di son dernier mot avant d'etre tuer
....

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Message par gentle_girl le Dim 04 Mar 2007, 12:00

voila ce ke jai trouvé sur un site!!!
j'éspère ke ca va vous aidez!!!Smile



--> résumé, personnage, ...

RÉSUMÉ :

Le livre est l'histoire d'un homme qui a été condamné a mort et, alors, il se propose d'écrire ce qu'il vit pendant ses dernières semaines de vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu'il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.

Cet homme nous dit tout ce qu'il fait quand il est en prison ; il devient aussi le spectateur de la scène horrible du ferrage des forçats. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillottine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent.

Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais.

Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir et il nous dit qu'il a été content parce qu'il a pu la voir, mais il n'est pas content parce qu'elle ne l'a pas reconnu. Il nous décrit quelque aspect de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus.

Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivée : "Quatre heures". Le livre est séparé en trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie qui sont elles-mêmes séparées en trois parties : Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; la Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; enfin l'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.

LANGAGE : L'auteur utilise un langage simple ; mais aussi très particulier. Il utilise beaucoup les antithèses, par exemple la mort et la vie, la captivité et la liberté, l'argot et les mots littéraires, le condamné et le roi ; puis il utilise l'anaphore,..... pour rendre plus fort le cri d'horreur du condamné.Il écrit aussi plusieurs fois le "condamné à mort". Dans l'ensemble de l'ouvrage, il y a le monologue du condamné.

PERSONNAGES :

- le condamné à mort : nous ne savons ni son nom ni ce qu'il a fait pour être condamné a mort. Il a très peur et il voudrait être sauvé par la grâce du roi, mais il sait que cela est impossible. Il semble s'être repenti pour ce qu'il a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne éducation (il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, chap. V ; second tome des voyages de Spallanzani dont il lit quelques pages à côté d'une jeune fille, chap.XXXIII). Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il n'aime pas la foule et il ne l'aimera jamais et lui-même n'a jamais aimé voir tuer un condamné à mort. Il aime sa fillette Marie et est très préoccupé pour son futur : chap. XXVI : "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi qui l'aime de toutes les tendresses de mon coeur."

- les geôliers : quelqu'uns sont gentils avec le protagoniste ; d'autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d'autres qui le traitent comme un animal.

- Sa fillette : Elle s'appelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. C'est une fillette qui a très envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son père est mort (c'est ce que lui a dit sa mère) : elle ne reconnaît plus son père qu'elle ne voit plus depuis plusieurs mois.

- Sa femme et sa mère : Elles ne sont pas décrites; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l'on fait subir aux membres de la famille du condamné a mort : "J'admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu'ont-elles fait ? N'importe ; on les déshonore, on les ruine. C'est la justice." (chap.IX)

- Le prêtre : Il est détaché dans ses rencontres avec le condamné. Selon le protagoniste, ce prêtre ne parle par avec son coeur, mais dit seulement de façon machinale ce qu'il dit habituellement avec les condamnés.

- La foule : C'est la société (de Paris) qui veut voir tuer cet homme. Elle est très nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l'exécution de la peine capitale par la guillotine. On peut donc affirmer que de quelque manière la foule et le condamné sont proches l'une de l'autre au niveau moral.

CADRE SPATIO-TEMPOREL : L'histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l'Hôtel de Ville. Elle dure six semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu'au moment où il monte sur l'échafaud pour être guillotiné.

THÈMES :

- La peur : thème principal : tous les hommes savent qu'ils doivent mourir et ils ont peur, mais ils ne connaissent pas le jour de leur mort, alors que le condamné à mort sait tout : le jour, l'heure de la mort. L'espoir d'une révision de la peine apparaît nettement comme une illusion tout au long de la narration.

Si l'être humain a peur de la mort, il peut tout de même vivre sans trop y penser. Au contraire l'existence du condamné à mort est caractérisée presque exclusivement par cette idée, cette obsession qui devient angoissante.

- La haine pour la foule et la haine pour le condamné : Le condamné déteste la foule et il craint ce que la foule peut penser de lui. Pour le condamné ne doit pas craindre seulement la mort, mais aussi la foule qui attend avec fièvre et joie de voir mourir un condamné a mort. La foule aussi hait le condamné pour ce qu'il a fait, mais il y a dans la foule beaucoup de gens qui ne connaissent pas le condamné, mais qui pour être comme les autres, comme la société, détestent le condamné et veulent le voir tué.

- La religion : Pour le condamné il est très important de pouvoir "parler" avec Dieu avant de mourir. Le condamné, comme tous les autres hommes, possède une âme( cf. grande importance attribuée à la religion chrétienne dans toute l'oeuvre de V. Hugo). Il recherche un dialogue avec le prêtre pour pouvoir mieux affronter la mort, avec plus de courage. Mais le prêtre se montre très détaché. Quand il va mourir il embrasse le crucifix que le prêtre lui tend.

- Violence contre les prisonniers : 1) Violence de la vie de la prison, surtout pour le condamné à mort qui est souvent isolé des autres prisonniers, même si on l'autorise à aller à la promenade avec les autres une fois par semaine et si on lui fournit de quoi écrire ses mémoires ; 2) Violence faite aux forçats qui doivent aller au bagne de Toulon : épisode du ferrage des forçats que le protagoniste peut observer d'une cellule, mais qui se termine par l'évanouissement du protagoniste : le spectateur de la scène devient la victime de la violence verbale des forçats qui ont noté sa présence.

- Injustice de la justice : violence faite au prisonnier et à sa famille : sa mère qui a 64 ans mourra, sa femme mourra ou deviendra folle et sa fille l'oubliera (vivra sans parents) ou aura honte de lui.

OBJECTIF : Celivre est défini par le protagoniste comme le "journal de mes souffrances heure par heure, minute par minute, supplice par supplice" ou comme une "espèce d'autopsie intellectuelle d'un condamné àmort" ou encore comme des "mémoires, dernières confidences d'un misérable" (chap. VI).

Par le biais de son protagoniste, qui devient en quelque sorte le porte-parole des idées de l'auteur, V. Hugo a voulu inviter les juges à ne pas condamner à mort à la légère et surtout il a voulu contribuer à la future abolition de la peine capitale : "Le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort. Ce qu'il(l'auteur) a eu dessein de faire ce n'est pas la défense spéciale de tel ou tel criminel choisi, c'est la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir. Ce livre est adressé à quiconque juge. plaider la cause d'un condamné quelconque, exécuté un jour quelconque pour un crime quelconque. Un jour... le lendemain de l'éxécution de d'Ulbach, il se mit à écrire ce livre.... il n'a plus senti sur son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale. Toutefois, se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux. Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élévé que celui-là : contribuer à l'abolition de la peine de mort." En s'adressant aux hommes de lois : "Pas de bourreau si le geôlier suffit.... Se venger est de l'individu, punir est de Dieu. La société doit corriger pour améliorer" . Contre la théorie de l'exemple : "Loin d'édifier le peuple, il (le spectacle des supplices) le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité, toute vertu". Enfin il pense à l'âme du condamné (Préface de 1932, où Hugo cite l'oeuvre de Beccaria , Traité des Délits et des Peines ,1766, qui s'est lui-même inspiré de l'oeuvre de Montesquieu, De l'Esprit des Lois).
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Message par gentle_girl le Dim 04 Mar 2007, 12:05


pour ou contre la peine à mort???

Bien sûr. Cela fait court comme réponse donc je vais tâcher d'etayer un peu. On pourrait tenter d'être pour concernant les criminels qui ont commis des atrocités tels que meurtres, meurtres sur enfant, viols multiples soit pour punir ces personnes, soit pour qu'elles ne recommencent plus. Car il est certain qu'étant morte, cette personne ne pourra plus jamais faire le MAL. Car il s'agit bien là d'un combat entre le BIEN et le MAL. Le MAL à bannir. Oui mais pour cela il faut devenir LE MAL par soi-même et donc nous redevenons condamnable. Contre la peine de mort car seul DIEU peut mettre fin à la vie et personne n'a le droit de prendre le pouvoir de DIEU. Une vie est une vie. Ainsi quelle que soit la personne, et j'irai même plus loin, quel que soit l'être vivant, nul ne peut lui enlever la vie. La vie est la chose la plus précieuse sur cette terre et s'il y a bien une chose qu'on doit préserver, c'est bien celle là. Je m'arrête là ; ce n'était que quelques pensées transmises directement de mon cerveau à cette page !!!
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Message par floura12 le Lun 05 Mar 2007, 04:32

ici des questions avec la correction pr ceumieux comprendre le dernier jours d'un condamné Razz
http://francite.net/education/cyberprof/page193.html

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Message par floura12 le Ven 09 Mar 2007, 00:25

ÉTUDE D’UNE ŒUVRE INTÉGRALE :
Le Dernier Jour d’un condamné de Victor Hugo




Séance 1. Entrée dans le roman.

Dominante : lecture.
Objectif : comparer les sentiments du narrateur pour voir dans quelle mesure ils ont évolué.
Supports : chapitre premier – dernier chapitre.


I – Les sentiments du narrateur au début du roman -

1 - L’énonciation. Qui parle ? A qui ? Où ? Quand ? De quoi ? Dans quel(s) but(s) ?

2 - L’écriture au service du récit (construction des phrases, types de phrases, temps verbaux, figures de style…). Qu’apporte une telle écriture à l’histoire ?

Réponses attendues :

1 - L’énonciation :
Qui parle ? Le condamné.
A qui ? Lui-même.
Où ? Dans sa cellule de Bicêtre.
Quand ? A la veille de son exécution.
De quoi ? De ses états d’âme à propos de sa condamnation à mort.
Dans quel but ? Nous faire participer au cheminement de sa pensée ; nous rallier à sa cause.

2 - L’écriture :
Elle privilégie les phrases simples, le style direct, le présent… elle permet de rendre plus vivant le récit…
Elle permet aussi au lecteur une plus grande implication dans le récit


II – Les sentiments du narrateur à la fin du roman -

3 - Etude de la progression du désespoir du condamné. (Effectuer un relevé lexical)

4 – En quoi ce passage est-il théâtralisé ? Relevez des éléments au croisement des registres du tragique et du pathétique. (Rappel des définitions « tragique », « pathétique ».)  

5 - Le rôle de la ponctuation. En quoi éclaire-t-elle le ton de l’extrait ?

6 - Interprétation de la dernière phrase du roman (Quel sens peut-on lui accorder ? A l’oral, confronter les opinions des élèves).


Réponses attendues :

3 – « ma grâce », « fatalement »« par pitié, 5 minutes encore », « si horrible », « mourir ainsi », « par pitié, une minute », « Ah ! les misérables ».

4 – Rappel de la définition du tragique : le tragique vise à susciter l’effroi du lecteur devant la condition humaine. Il accompagne le plus souvent les thèmes de la mort ou de l’impuissance de l’homme face à un destin qui le dépasse.
Oui, cette définition s’applique au texte. Le condamné ne peut changer le cours de son destin. Il est vraiment face à sa condamnation à mort.

Rappel de la définition du registre pathétique : il utilise les mêmes procédés d’écriture dans le but d’exprimer une émotion douloureuse. Mais les situations exposées sont en général plus humaines, moins soumises à la détermination d’une force supérieure. Les personnages sont plus proches du lecteur ce qui permet de faire partager plus aisément les émotions.
Cette définition s’applique aussi au texte car le condamné est soumis à une décision de la justice des hommes, mais il ne peut cependant pas y échapper pour autant. Le lecteur partage sa douleur et se sent proche de lui.

5 – Il y a un nombre important de points d’exclamation et de points d’interrogation. Cette ponctuation permet de mettre en valeur la stupeur et l’incompréhension et la colère du condamné face à ce qui lui arrive.

6 – « Quatre heures », cette phrase nominale, isolée dans le texte, écrite en majuscule et sans ponctuation peut être interprétée de plusieurs façons :
- elle agit comme le couperet de la guillotine qui tranche la tête du condamné,
- elle laisse aussi libre cours à l’imagination du lecteur,
- une ellipse où l’on pourrait y voir l’interprétation d’un cri.

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Message par floura12 le Ven 09 Mar 2007, 00:28

II – Le narrateur et l’écriture de son vécu -

Après avoir dégagé un portrait du condamné, il est intéressant de réfléchir à la façon dont l'auteur a décidé du mode de narration.
Le professeur fait appel aux pré-requis des élèves concernant les trois notions suivantes :
le monologue intérieur
le récit autobiographique
le journal intime

Nous proposons trois définitions, que chaque professeur peut adapter.

MONOLOGUE INTÉRIEUR :

Discours sans auditeur et non prononcé par lequel un personnage exprime sa pensée la plus intime, sans organisation logique c’est à dire tel que cela lui vient à l’esprit.

RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE selon Philippe LEJEUNE :

Récit introspectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle en particulier sur l’histoire de sa personnalité.

JOURNAL INTIME :

C’est un récit écrit au jour le jour, l’auteur y est présent personnellement. Il n’est pas destiné au public et conserve un caractère secret. Même s’il évoque des événements extérieurs, l’accent est mis sur le rédacteur du journal.


Le professeur n’attend pas une réponse en particulier mais que les élèves argumentent leurs choix.
Ce travail peut être scindé en deux parties :

1 – une réflexion orale collective, avec confrontation des points de vue des élèves reportés au tableau par le professeur.

2 – La rédaction individuelle d’un paragraphe argumentatif où l’élève est amené à évoquer les trois types d’écrits. lol!

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Message par tawargit le Ven 09 Mar 2007, 07:58

la mort est une femme ( chapitre XLII )
pendant son sommeil le narrateur a fait un couchemar hideux . il etait dans son cabinet entrain de parler averc ses camarades quand soudain il entndit un bruit derrier la porte . il alla l ouvrir alor il vit une vielle les main pendantes les yeux fermes immobile comme une statu , il essaya de lui parler mais celle-ci restait sourde muette . alors ses amis le conseillerent de lui mettre de la lumiere sous le menton mais la vieille ouvrit ses yeux vides soufla sur la flamme et lui mordit la main . a ce moment la le narrateur se reveilla plein d une sueur froide ..
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Je commence à comprendre comment.
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Message par emilie le Mer 14 Mar 2007, 11:23

[i]Victor Hugo - Le Dernier Jour d’un Condamné


Le dernier jour d’un condamné est un récit de Victor Hugo qui a été ecrit pour se battre contre la peine de mort au 19ème siècle.


L’auteur :


Biographie :
Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon. Fils d’un général Napoléonien il réside dans de nombreuses résidences jusqu’en 1812 où il se fixe à Paris. Il épouse ensuite Adèle Foucher dont il a 5 enfants ; malheuresement il perd sa fille Léopodine qui se noya dans la seine. Il a aussi de longues liaisons avec Juliette Drouet.
Dans sa carrière politique il est père de France, député, principal opposant à Napoléon 3. Du coup pour ne pas être emprisonné il s’exile à Bruxelles puis dans les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Ce qui le rapprochera plus fortement à l’écriture. Il décède le 22 mai 1885 à Paris, 300 000 personnes environ assisteront à ses funérailles ; quelques semaines après sa mort, son corps (ses cendres plutôt) seront transportées au panthéon.


Bibliographie :
Si le 18ème siècle est celui de Voltaire, le 19ème est celui de Hugo. On peut dire, qu’il est l’un des géants de la littérature française. Et que c’est :
Un dramaturge ; Hernani (1830), Marie Tudor (1833), Ruy Blas (1838).
Un romancier ; Notre-Dame de Paris(1832), Les Misérables(1862).
Un poète ; Les Orientales(1829), Les Châtiments(1853), Les Contemplations(1856).
C’est aussi un très bon déssinateur, il écrivit aussi de nombreuses autres oeuvres. C’est un écrivain très engagé, très populaire, il est la conscience du 19ème siècle.


Le Récit :
Le récit prend la forme d’un journal, d’un monologue intérieur ; le condamné à mort écrit artificiellement en une journée, dans une rétrospéctive, le récit des 6 semaines de la sentance à l’exécution. Victor Hugo a voulu garder un maximum d’anonymat car on ne connait pas le nom du condamné (il représente les condamnés à mort en général) et on ne connait pas non plus son crime pour que la lecture soit réellement basés sur les souffrances quotidiennnes morales et physiques que subissent les condamnés à mort.
Victor Hugo, veut avec ce récit, défendre l’abolition de la peine de mort, ce qui fera avancer dans les lois pour les droits de l’homme et du citoyen.
Une visée argumentative contre la peine de mort :
La peine de mort, supprimée en 1881, à fait l’objet de nombreux combats.
En écrivant ce livre Victor Hugo réfute tous les arguments en faveur de celle-ci :


L’argument religieux selon lequel la terreur de l’enfer va inspirer au condamné un repantir est faux car l’obsession du condamné ne lui permet d’autres idées que celle de mourir (chapitre 1).

On condamne à mort devant une foule avide de sensations fortes. Satire de la désinvolture de la justice (chapitre Cool.

Hugo dénonce la cruauté du système carcéral : en faisant ceci la justice fait pire barbarerie que le crime commis (chapitre 13).

Le condamné n’a pas cherché à s’évader donc ceux qu’on n’exécute ne sont pas les plus dangereux (chapitre 15).

L’histoire du condamné rencontré à la conciergerie nous montre que le crime est dût à la misère (chapitre 23).

La peine de mort anéantie la famille et donne un avenir très sombre à l’orpheline (chapitre 26).

La guillotine est une monstruosité, il est impossible de la regarder en face (chapitre 27).

L’indifférence de la société est coupable(chapitre 35).

Contrairement à ce que pense les partisans de la peine de mort qui croient que le châtiment est indolore est faux car le condamné endure le martyre, le supplice, pendant plusieurs semaines de détention (chapitre 38).

Non seulement la peine de mort ne sert pas d’exemples, mais l’attraction qu’elle constitue est une insitation aux crimes (chapitre 45).

L’Ouvrage est un recquisitoire de la peine de mort qui détruit un à un tous les arguments qu’on a l’habitude d’avancer pour la soutenire.


Fiche du livre :
Nb. de pages : 90
Auteur : Victor Hugo
Age minimum conseillé : 14 ans
[/i]
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Message par nameline le Mar 20 Mar 2007, 07:50

saluuuuuuuut.je viens de trouver ceci c un pti commentaire sur le roman:

--> Victor Hugo
Condamné à mort et emprisonné à la prison de Bicêtre en attendant son exécution, un homme rédige le journal de ses derniers jours à vivre...

En écrivant ce livre en 1829, Victor Hugo n'a qu'un but : montrer toute l'horreur de la peine de mort, afin de concourir à son abolition. Mais au lieu d'un traité ou d'un essai, il va écrire le journal fictif d'un condamné, pour que le lecteur vive avec le narrateur son insupportable situation.

Au fil de 49 courts chapitres, celui-ci revient sur le jour de sa condamnation, et parle de sa vie dans sa cellule. Il décrit les conditions dans lesquelles les forçats sont ferrés pour partir aux galères, après avoir été traité quasiment comme des animaux. Enfin, il couche sur le papier toutes ses réflexions sur sa situation et son état d'esprit, oscillant continuellement entre la terreur, l'espoir, le dégoût, l'horreur... Aux moments d'abattement succèdent des passages qui décrivent le bonheur de pouvoir goûter, une minute de plus, à la lumière du soleil (on pense au film Sophie Scholl, les derniers jours), puis le désespoir de mourir en laissant une mère, une épouse et une fille. De sa petite Marie, le narrateur parlera à plusieurs reprises, montrant qu'au-delà de son propre malheur, l'exécution va provoquer le malheur de toute sa famille.

La critique de la peine de mort s'appuie alors sur plusieurs éléments : tout d'abord, l'inhumanité d'une situation qui emprisonne l'esprit du condamné dans la seule certitude de sa mort prochaine. L'absurdité d'un système judiciaire qui utilise pour punir le même acte qu'elle punit, le meurtre. L'injustice d'une peine qui, en plus de condamner un coupable, punit en même temps sa famille innocente, et la laisse déshonorée et démunie. Enfin, la barbarie de l'exécution, qui est pour le peuple un spectacle.

Du Condamné, on ne sait ni le nom, ni l'âge, ni le crime ; il pourrait être n'importe qui. Hugo a voulu ainsi "élaguer de toutes parts dans son sujet le contingent, l'accident, le particulier, le spécial, le relatif, le modifiable, l'épisode, l'anecdote, l'évènement, le nom propre et se borner (si c'est là se borner) à plaider la cause d'un condamné quelconque, exécuté un jour quelconque pour un crime quelconque." (Préface de 1832) Il a, en ôtant tout signe distinctif à son narrateur, rendu son récit universel.
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Message par lhbilmarocain le Mar 20 Mar 2007, 14:47

Bienvenue parmis nous >>>


Le livre est le journal d'un condamné à mort, qui se propose d'écrire ce qu'il vit pendant les dernières semaines (a partir d'un peu avant son jugement, c'est à dire un peu plus que six semaines ) avant son exécution. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu'il a fait pour être condamné (il existe quelques vagues indications qui laisseraient croire qu'il a tué un homme) : l'œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l'angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats.Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d'âme.

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Message par emilie le Ven 23 Mar 2007, 14:16

ajouter comme oueuvres de hugo:

Odes et Poésies Diverses (1822)
Recueil de poèmes pour la plupart déjà publiés, notamment dans "Le Conservateur Littéraire".

Nouvelles Odes (1824)

Bug-Jargal (1826)
Bug-Jargal, écrit en 1818, est le premier roman de Victor Hugo (l’auteur l’écrit à seize ans, en quinze jours à la suite d’un pari). Il paraît dans la revue Le Conservateur Littéraire en 1819 mais ne sera édité pour la première fois qu’en 1826.

Odes et Ballades (1826)

Cromwell (1827)

Les Orientales (1829)

Le Dernier jour d’un condamné (1829)

Hernani (1830)
Pièce de théâtre, oeuvre emblématique du drame romantique.

Notre-Dame de Paris (1831)
Roman dont l’un des lieux principaux de l’intrigue est la cathédrale de Paris, Notre-Dame.
Basé sur l’amour de Quasimodo pour Esméralda, ce livre a inspiré en 1996 le film d’animation de la Walt Disney Company Le Bossu de Notre-Dame.

Marion Delorme (1831)

Les Feuilles d’automne (1831)

Le Roi s’amuse (1832)

Lucrèce Borgia (1833)

Marie Tudor (1833)

Étude sur Mirabeau (1834)

Littérature et philosophie mêlées (1834)

Claude Gueux (1834)
Ayant pour origine l’histoire de Claude Gueux, voleur condamné à la peine capitale, ce roman est un réquisitoire contre la peine de mort.

Angelo (1835)

Les Chants du crépuscule (1835)

Les Voix intérieures (1837)

Ruy Blas (1838)
Pièce de théâtre romantique, où triomphe notamment Sarah Bernhardt en 1872.
En 1971, c’est La folie des grandeurs, film de Gérard Oury avec Yves Montand, Alice Sapritch et Louis de Funès, qui permet à Don Salluste et Don César de revenir sur les devants de la scène.

Les Rayons et les ombres (1840)

Le Rhin (1842)

Les Burgraves (1843)

Napoléon le Petit (1852)

Les Châtiments (1853)

Lettres à Louis Bonaparte (1855)

Les Contemplations (1856)

La Légende des siècles (1859)

Les Misérables (1862)
Roman dont les thèmes principaux sont l’exploitation de l’homme par l’homme, « le crime de la loi », (Victor Hugo est opposé à la peine de mort), mais aussi l’espoir en l’humanité, dont la générosité peut changer le cours des choses.

William Shakespeare (1864)

Les Chansons des rues et des bois (1865)

Les Travailleurs de la Mer (1866)

La voix de Guernesey (1867)

Paris-Guide (1867)

L’Homme qui rit (1869)

L’Année terrible (1872)

Quatrevingt-Treize (1874)

Mes Fils (1874)

Actes et paroles - Avant l’exil (1875)

Actes et paroles - Pendant l’exil (1875)

Actes et paroles - Depuis l’exil (1876)

La Légende des Siècles Tome II (1877)

L’Art d’être grand-père (1877)

Histoire d’un crime - 1re partie (1877)

Histoire d’un crime - 2e partie (1878)

Le Pape (1878)

Religions et religion (1880)

L’Âne (1880)

Les Quatres vents de l’esprit (1881)

Torquemada (1882)
drame en quatre actes et en vers, exposant le fanatisme religieux.

La Légende des siècles - Tome III (1883)

L’Archipel de la Manche (1883)
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Message par emilie le Ven 23 Mar 2007, 14:33

http://aelinik.free.fr/ldjdc.htm
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Message par emilie le Ven 23 Mar 2007, 14:43

c'est interessant
http://www.dossiersdunet.com/article843.html
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Message par emilie le Ven 23 Mar 2007, 14:52

Au 19ème siècle, à Paris, les exécutions des condamnés à mort se faisaient publiquement, place de Grève. La place était chaque fois noire de monde. Le peuple de Paris et des environs se déplaçait voir le condamné affronter la mort. Dans la foule se trouvaient de jeunes enfants, des hommes et des femmes de toutes classes sociales attendant l’arrivée de la charrette, des curieux qui lors des préparatifs questionnent le bourreau… Certaines personnes louaient leurs fenêtres qui donnaient sur la place, d’autres invitaient à manger leurs amis à cette occasion. Ces exécutions étaient donc très populaires, on peut même parler de phénomène de société.

Victor Hugo a été, dans son enfance, fortement marqué par la vision d’un homme qu’on mène à l’échafaud. Depuis, assister à une exécution lui est insoutenable. Un jour, alors qu’il se promenait dans Paris, il aperçu un bourreau qui préparait sa guillotine, il répétait. La première pensée qui lui traversa l’esprit fût pour le pauvre homme qui au moment même ou le bourreau graisse la rainure de la guillotine, se débat dans sa cellule et se tourmente. Le lendemain, il se mit à écrire « Le dernier jour d’un condamné », qu’il termina en trois semaines ! Par ce manifeste, Victor Hugo s’insurge contre la peine de mort, il démontre dans ce livre qu’il est un artiste engagé et militant.

Le dernier jour d’un condamné est le journal intime d’un condamné à mort, anonyme, qui nous fait partager les derniers jours de sa vie, ses pensées à l’approche du jour fatidique, ses dernières pensées au moment de monter sur l’échafaud…. Il retrace sa condamnation, sa vie dans le milieu carcéral mais surtout, il évoque la mort, son état d’esprit face à cette mort programmée.

Le condamné est anonyme, on ne connaît ni son nom, âge ou crime. On sait qu’il est marié et père d’une fillette de 3 ans, Marie. On suppose qu’il est jeune, trop jeune pour mourir. Les feuillets de son journal racontant sa vie ont été perdus, on ne sait donc rien de lui.

Le détenu nous fait part de son désespoir, de son désarroi face à la mort. Il implore qu’on lui laisse la vie sauve, il refuse de mourir. Il préfère souffrir, même être forçat, que de passer sous le couteau de la guillotine qui est pour lui effrayant tant par la machine elle-même que par son nom, car elle représente sa propre mort. Puis, il finit par se résigner, il commence à accepter sa mort, à l’affronter. La peur de la guillotine a disparu mais, il se questionne sur son destin dans l’au-delà et l’imagine de diverses façons. Il parle d’un retour place de Grève, sous forme de spectre, pense au paradis comme étant un endroit de lumière, à l’enfer…. Il imagine que, après sa mort, son esprit errera dans un de ces endroits pour l’éternité.

Le roman est écrit à la première personne, l’auteur a recours à la focalisation interne, procédé littéraire qui permet de se mettre plus facilement dans la peau du personnage. Cette méthode fait passer plus aisément les émotions et les pensées les plus profondes du condamné et les transmet directement au lecteur.

Victor Hugo ne mentionne pas le crime commit par le condamné afin de faire passer le message suivant au lecteur : qui que ce soit, quoi qu’il ait fait, il ne mérite pas de mourir ainsi, c’est un être humain à part entière. Le forçat, quant à lui, reste dans l’anonymat afin qu'on le reconnaisse comme un parmi tant d'autre, qu'on ne parle pas d'un condamné en particulier mais de tous

On se plonge vraiment dans ce livre, on se met aisément dans la peau du personnage, partageons ses pensées, ses angoisses et vivons avec lui sa sentence. En plus d’être captivant, il est écrit de façon simple et claire. Il est donc très accessible et vous l’aurez dévoré en un rien de temps car une fois commencé on ne veut plus s’arrêter !


pr + d'info :
http://www.moveandbe.com/article_dernier_jour_d_un_condamne_1.htm
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Message par emilie le Ven 23 Mar 2007, 14:55

pr ceux qui n'ont pas les prefaces de ce roman:
LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNE




Preface de 1832


Il n'y avait en tete des premieres editions de cet ouvrage, publie d'abord sans nom d'auteur, que les quelques lignes qu'on va lire :

"Il y a deux manieres de se rendre compte de l'existence de ce livre. Ou il y a eu, en effet, une liasse de papiers jaunes et inegaux sur lesquels on a trouve, enregistrees une a une, les dernieres pensees d'un miserable ; ou il s'est rencontre un homme, un reveur occupe a observer la nature au profit de l'art, un philosophe, un poete, que sais-je ? dont cette idee a ete la fantaisie, qui l'a prise ou plutot s'est laisse prendre par elle, et n'a pu s'en debarrasser qu'en la jetant dans un livre."

"De ces deux explications, le lecteur choisira celle qu'il voudra."

Comme on le voit, a l'epoque ou ce livre fut publie, l'auteur ne jugea pas a propos de dire des lors toute sa pensee. Il aima mieux attendre qu'elle fut comprise et voir si elle le serait. Elle l'a ete. L'auteur aujourd'hui peut demasquer l'idee politique, l'idee sociale, qu'il avait voulu populariser sous cette innocente et candide forme litteraire. Il declare donc, ou plutot il avoue hautement que Le Dernier Jour d'un Condamne n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort. Ce qu'il a eu dessein de faire, ce qu'il voudrait que la posterite vit dans son oeuvre, si jamais elle s'occupe de si peu, ce n'est pas la defense speciale, et toujours facile, et toujours transitoire, de tel ou tel criminel choisi, de tel ou tel accuse d'election ; c'est la plaidoirie generale et permanente pour tous les accuses presents et a venir ; c'est le grand point de droit de l'humanite allegue et plaide a toute voix devant la societe, qui est la grande cour de cassation ; c'est cette supreme fin de non-recevoir, abhorrescere a sanguine, construite a tout jamais en avant de tous les proces criminels ; c'est la sombre et fatale question qui palpite obscurement au fond de toutes les causes capitales sous les triples epaisseurs de pathos dont l'enveloppe la rhetorique sanglante des gens du roi ; c'est la question de vie et de mort, dis-je, deshabillee, denudee, depouillee des entortillages sonores du parquet, brutalement mise au jour, et posee ou il faut qu'on la voie, ou il faut qu'elle soit, ou elle est reellement, dans son vrai milieu, dans son milieu horrible, non au tribunal, mais a l'echafaud, non chez le juge, mais chez le bourreau.

Voila ce qu'il a voulu faire. Si l'avenir lui decernait un jour la gloire de l'avoir fait, ce qu'il n'ose esperer, il ne voudrait pas d'autre couronne.

Il le declare donc, et il le repete, il occupe, au nom de tous les accuses possibles, innocents ou coupables, devant toutes les cours, tous les pretoires, tous les jurys, toutes les justices. Ce livre est adresse a quiconque juge. Et pour que le plaidoyer soit aussi vaste que la cause, il a du, et c'est pour cela que Le Dernier Jour d'un Condamne est ainsi fait, elaguer de toutes parts dans son sujet le contingent, l'accident, le particulier, le special, le relatif, le modifiable, l'episode, l'anecdote, l'evenement, le nom propre, et se borner (si c'est la se borner) a plaider la cause d'un condamne quelconque, execute un jour quelconque, pour un crime quelconque. Heureux si, sans autre outil que sa pensee, il a fouille assez avant pour faire saigner un coeur sous l'oes triplex du magistrat ! heureux s'il a rendu pitoyables ceux qui se croient justes ! heureux si, a force de creuser dans le juge, il a reussi quelquefois a y retrouver un homme !

Il y a trois ans, quand ce livre parut, quelques personnes imaginerent que cela valait la peine d'en contester l'idee a l'auteur. Les uns supposerent un livre anglais, les autres un livre americain. Singuliere manie de chercher a mille lieues les origines des choses, et de faire couler des sources du Nil le ruisseau qui lave votre rue ! Helas ! il n'y a en ceci ni livre anglais, ni livre americain, ni livre chinois. L'auteur a pris l'idee du Dernier Jour d'un Condamne, non dans un livre, il n'a pas l'habitude d'aller chercher ses idees si loin, mais la ou vous pouviez tous la prendre, ou vous l'aviez prise peut-etre (car qui n'a fait ou reve dans son esprit Le Dernier Jour d'un Condamne ?), tout bonnement sur la place publique, sur la place de Greve.

C'est la qu'un jour en passant il a ramasse cette idee fatale, gisante dans une mare de sang sous les rouges moignons de la guillotine.

Depuis, chaque fois qu'au gre des funebres jeudis de la cour de cassation, il arrivait un de ces jours ou le cri d'un arret de mort se fait dans Paris, chaque fois que l'auteur entendait passer sous ses fenetres ces hurlements enroues qui ameutent des spectateurs pour la Greve, chaque fois, la douloureuse idee lui revenait, s'emparait de lui, lui emplissait la tete de gendarmes, de bourreaux et de foule, lui expliquait heure par heure les dernieres souffrances du miserable agonisant, -- en ce moment on le confesse, en ce moment on lui coupe les cheveux, en ce moment on lui lie les mains, -- le sommait, lui pauvre poete, de dire tout cela a la societe, qui fait ses affaires pendant que cette chose monstrueuse s'accomplit, le pressait, le poussait, le secouait, lui arrachait ses vers de l'esprit, s'il etait en train d'en faire, et les tuait a peine ebauches, barrait tous ses travaux, se mettait en travers de tout, l'investissait, l'obsedait, l'assiegeait. C'etait un supplice, un supplice qui commencait avec le jour, et qui durait, comme celui du miserable qu'on torturait au meme moment, jusqu'a quatre heures. Alors seulement, une fois le ponens caput expiravit crie par la voix sinistre de l'horloge, l'auteur respirait et retrouvait quelque liberte d'esprit. Un jour enfin, c'etait, a ce qu'il croit, le lendemain de l'execution d'Ulbach, il se mit a ecrire ce livre. Depuis lors il a ete soulage. Quand un de ces crimes publics, qu'on nomme executions judiciaires, a ete commis, sa conscience lui a dit qu'il n'en etait plus solidaire ; et il n'a plus senti a son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Greve sur la tete de tous les membres de la communaute sociale.

Toutefois, cela ne suffit pas. Se laver les mains est bien, empecher le sang de couler serait mieux.

Aussi ne connaitrait-il pas de but plus eleve, plus saint, plus auguste que celui-la : concourir a l'abolition de la peine de mort. Aussi est-ce du fond du coeur qu'il adhere aux voeux et aux efforts des hommes genereux de toutes les nations qui travaillent depuis plusieurs annees a jeter bas l'arbre patibulaire, le seul arbre que les revolutions ne deracinent pas. C'est avec joie qu'il vient a son tour, lui chetif, donner son coup de cognee, et elargir de son mieux l'entaille que Beccaria a faite, il y a soixante-six ans, au vieux gibet dresse depuis tant de siecles sur la chretiente.

Nous venons de dire que l'echafaud est le seul edifice que les revolutions ne demolissent pas. Il est rare, en effet, que les revolutions soient sobres de sang humain, et, venues qu'elles sont pour emonder, pour ebrancher, pour eteter la societe, la peine de mort est une des serpes dont elles se dessaisissent le plus malaisement.

Nous l'avouerons cependant, si jamais revolution nous parut digne et capable d'abolir la peine de mort, c'est la revolution de juillet. Il semble, en effet, qu'il appartenait au mouvement populaire le plus clement des temps modernes de raturer la penalite barbare de Louis XI, de Richelieu et de Robespierre, et d'inscrire au front de la loi l'inviolabilite de la vie humaine. 1830 meritait de briser le couperet de 93.

Nous l'avons espere un moment. En aout 1830, il y avait tant de generosite dans l'air, un tel esprit de douceur et de civilisation flottait dans les masses, on se sentait le coeur si bien epanoui par l'approche d'un bel avenir, qu'il nous sembla que la peine de mort etait abolie de droit, d'emblee, d'un consentement tacite et unanime, comme le reste des choses mauvaises qui nous avaient genes. Le peuple venait de faire un feu de joie des guenilles de l'ancien regime. Celle-la etait la guenille sanglante. Nous la crumes dans le tas. Nous la crumes brulee comme les autres. Et pendant quelques semaines, confiant et credule, nous eumes foi pour l'avenir a l'inviolabilite de la vie, comme a l'inviolabilite de la liberte.

Et en effet deux mois s'etaient a peine ecoules qu'une tentative fut faite pour resoudre en realite legale l'utopie sublime de Cesar Bonesana.

Malheureusement, cette tentative fut gauche, maladroite, presque hypocrite, et faite dans un autre interet que l'interet general.
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Message par lhbilmarocain le Ven 23 Mar 2007, 15:07

POur lire l'oeuvre en ligne c'est possible avec lhbilmarocain Wink

http://lhbilmarocain.ifrance.com/lycee/pb/condamne.pdf

Wink

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Message par gentle_girl le Lun 26 Mar 2007, 15:15

j pense ke l condamné a dit:

'moi miserable qui ai commis un veritable crime,qui ai verse du sang!'
alors j pense ki a a tué kelk1
mais par accident peut etre!!!
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Message par BreakOrBreak le Jeu 29 Mar 2007, 16:06

Résumé de l'oeuvre chapitre par chapitre

Résumé du chapitre I :
Le roman s’ouvre par une réflexion sous forme d’un monologue interne :
Interprété dans sa cellule de Bicêtre, le narrateur se rappelle son passé de liberté cependant il se trouve prisonnier de l’idée de sa condamnation à mort. Cette pensée l’obsède et infecte sa vie. Elle est présentée comme une femme à deux bras qui le secoue, hante ses rêves et le poursuit partout.
Résumé du chapitre II :
Récit de la proclamation de la condamnation à mort :
Le narrateur relate les événements passés le jour de la proclamation de sa condamnation à mort. Il décrit aussi les juges, les jurés, la salle d’audience, l’atmosphère qui y régnait et les gens qui ont assisté à son procès. Séduit par les lumières, par les couleurs, par les bruits, le narrateur chante la vie à travers ses sensations et ses impressions dans une ambiance totalement contradictoire. Alors qu’il semble apprécier la vie dans toutes ses dimensions, les jurés le condamnent à mort et brisent son espoir. Tout redevient noir et triste à ses yeux.
Résumé chapitre III
Retour au monologue interne :
Le narrateur se livre à une réflexion sur le bien-fondé de sa condamnation à mort. Il estime que les humains sont tous des condamnés à mort. Ce qui diffère c’est la manière et le temps.
Résumé chapitre IV
Retour au récit de l’incarcération à Bicêtre :
L’arrivée à Bicêtre. En attendant son pourvoi (=recours auprès d'une juridiction supérieure contre la décision d'un tribunal) en cassation, le narrateur est conduit à la prison de Bicêtre. De loin le prison ressemble à un château de roi mais de plus près elle est délabrée(=en ruine, dans un très mauvais état) et vétuste (=qui porte les marques de la vieillesse).
Résumé du chapitre V
Suite du récit de l’incarcération à Bicêtre :
Lorsque le narrateur est arrivé à Bicêtre, les gardes lui ont défendu tout objet tranchant qui pourrait servir à un suicide puis ils lui ont remis une camisole. Durant les premiers jours de ses séjours à Bicêtre le narrateur a été bien traité mais battu par la suite comme n’importe quel prisonnier. Cependant certaines faveurs lui ont été acceptées comme le papier, l’encre, les plumes et une lampe. De même, il pouvait sortir dans la cour chaque dimanche, ainsi il a côtoyé les autres prisonniers et a appris leur argot.
Résumé du chapitre VI
Alors le narrateur a décidé de noter son journal de châtiments. L’écriture devient une justification à la vie terne et monotone de la prison. Il décide d’écrire pour communiquer ses souffrances morales afin d’amener les décisions a abolir la peine de mort. Il réalise à qu’ il s’attache à la vie.
Résumé du chapitre VII
Le narrateur s’attarde sur sa situation et espère qu’on s’intéresserait un jour à son cas. Mais l’idée de sa condamnation continue de l’obséder et le torturer
Résumé du chapitre VIII
En attendant son pourvoi en en cassation, le narrateur passe son temps à compter les jours qui lui restent à vivre, il lui reste donc six semaines.
Résumé du chapitre IX
Le narrateur regrette de laisser derrière lui sa femme, sa mère et surtout sa fille de trois ans sans protection et sans ressources.
Résumé du chapitre X
Le narrateur décrit sa cellule, c’est une petite pièce à quatre murs en pierre avec une voûte et une petite porte en fer où il y a une petite ouverture servant de fenêtre. Il y a aussi un matelas en paille. A l’extérieur il y a un couloir qui relie les autres cellules et un garde permanent
Résumé du chapitre 11
Pour passer le temps le narrateur lit et tente de comprendre les inscriptions et les dessins sur les murs de sa cellule. Attiré par des mots écrits par un sous-officier guillotiné pour ces idées républicaines, il est pris de panique à la vue de l’échafaud dessiné sur le mur.
Résumé du chapitre 12 :
Le narrateur découvre les noms de quatre criminels célèbres passés par la même cellule. Les sont écrits à coté du nom de Papavoine, un criminel qui tuait les enfants. Il est alors pris de terreur à l’idée de la mort et du tombeau.
Résumé du chapitre 13
Récit des préparatifs au départ des forçats pour Toulon :
Le narrateur raconte qu’un jour la prison était très agitée par le départ des forçats pour Toulon, Mis dans une autre cellule pour suivre ce spectacle à travers une fenêtre, le narrateur s’attarde sur la description de la grande cour de Bicêtre, des bâtiments vétustes, des fenêtres grillées et principalement sur les visages des prisonniers qui regardent à travers ces fenêtres. Le spectacle du départ commence à midi avec l’entée (=greffer) d’une charrette transportant des chaînes servant à attacher les forçats et portant les habits qu’ils vont mettre pour le départ. Ensuite, les argousins étendent ces chaînes dans un coin de la cour. Quand ce travail est fini, l’inspecteur donne l’ordre au directeur pour laisser enter les forçats dans une petite cour où ils sont acclamés par les prisonniers / spectateurs. Puis on les présente à l’appel après leur avoir fait passer une visite médicale. Au moment où les forçats se préparent pour mettre les vêtements du voyage, une pluie torrentielle commence à tomber. Accablés de froid dans leur nudité, les forçats chantent leurs malheurs. Enfin, on les enchaîne dans des cordons que deux forgerons fixent à leurs pieds et on leur donne à manger. Ce spectacle désolant rend le narrateur enragé, il tente de s’enfouir mais il n’arrive pas et s’évanouit sur le champ.
Résumé du chapitre 14
Après s’être transporté à l’infirmerie, le narrateur a repris connaissance, il s’est enroulé ensuite dans ses draps et sa couverture dont la chaleur lui a donné l’envie de se rendormir. Mais le bruit de cinq charrettes transportant les forçats le réveille. Conduit par des gendarmes à cheval et des argousins à pieds, le convoi prend départ pour un voyage de vingt cinq jours de souffrances et de misères. Emu par ce spectacle désolant, le narrateur préfère la guillotine à la galère.
Résumé du chapitre 15
Retour au cachot, le narrateur est remis dans son cachot. L’idée de sa condamnation continue de le torturer moralement au point où il espère obtenir une grâce car il tient à la vie plus que jamais. Mais il est trop tard.
Résumé du chapitre 16
Quand le narrateur était à l’infirmerie, il avait entendu la voix d’une jeune fille de quinze ans chanter une chanson où il est question d’assassinat et de mort. Il fut terrifié parce que tout est prison à Bicêtre, tout lui rappelle la mort.
Résumé chapitre 17
Le narrateur rêve d’évasion mais son rêve ne peut être réalisé, il est interrompu par l’idée de l’incarcération et de la condamnation.
Résumé du chapitre 19
Le directeur de la prison rend visite au narrateur dans son cachot pour lui demander s’il se plaint d’un quelconque mauvais traitement. Pris de panique, le narrateur croit que l’heure de son exécution est venue.
Résumé du chapitre 20
Terrifié, le narrateur imagine la prison comme une sorte de monstre à moitié humain, à moitié objet qui le torture, le boire et le tue.
Résumé du chapitre 21
A six heures et demi du matin le narrateur a été visité dans son cachot par un prêtre puis par l’huissier (officier ministériel chargé de signifier les actes de procédure et de mettre à exécution les jugements de la Cour royale de Paris qui lui apprendre le rejet de sa demande du pourvoi en cassation et son transfert à la Conciergerie.
Résumé du chapitre 22
Le narrateur quitte son cachot et se fait conduire dans la voiture qui l’a ramené à Bicêtre vers Paris, le convoi arrive à Paris vers huit heures et demi du matin. La foule, avide de sang, s’est déjà attroupée pour ne pas manquer l’exultation.
Résumé du chapitre 23
Une fois arrivé au Palais de Justice, le narrateur s’est senti investi d’une certaine liberté qui n’a pas tardé à disparaître à la vue des sous-sols. Remis par l’huissier au directeur, le narrateur a été enfermé dans un cabinet en compagnie d’un autre condamné âgé de 55 ans et qui attend à son tour son transfert à Bicêtre. Après avoir entendu l’histoire du vieux, le narrateur a échangé, par peur, sa redingote contre la veste du vieillard. Enfin il est reconduit à une chambre dans l’attente de son exécution.
Résumé du chapitre 24
Le narrateur regrette amèrement l’échange de sa redingote qui n’était que par peur.
Résumé du chapitre 25
Le narrateur est amené ensuite à une cellule où on lui a donné une table, une chaise et tout pour écrire. Mais on a installé avec lui un gendarme pour empêcher toute tentative du suicide.
Résumé du chapitre 26
Le narrateur a écrit une lettre à sa fille dans laquelle il exprime toute sa douleur et son amertume. Il accuse les hommes de vouloir laisser une enfant de trois ans orphelin. L’attente de l’exécution semble exercer un effet terrifiant sur le narrateur qui espère un miracle pour le sauver.
Résumé du chapitre 27
Le narrateur est pris dans un tourbillon de peur et de terreur au point où il n’ose pas écrire le mot « guillotine ». il imagine que son exécution sera atroce.
Résumé du chapitre 28
Ayant déjà assisté à une exécution, le narrateur imagine comment sera la sienne. Il croit que les préparatifs ont déjà commencé par le graissage de la rainure.

Résumé du chapitre 29
Dans un moment de délire, le narrateur espère la grâce royale mais en vain
Résumé du chapitre 30 :
Le prêtre est revenu consoler le narrateur et l’assister dans ces derniers moments. Le prêtre qui exerce cette fonction depuis des années se fait renvoyé par le narrateur qui veut rester seul pendant sa réflexion.
Résumé chapitre 31
Dans ces derniers moments de retranchement, l’architecte de la prison est entré dans la cellule où se trouve le narrateur pour prendre des mesures afin de rénover les murs l’année suivante puis il échange des propos avec le narrateur avant de se faire renvoyé par le gendarme.
Résumé du chapitre 32 :
Le gendarme chargé de surveiller le narrateur a été échangé par un autre, un superstitieux et mordu des loteries. Il supplie le narrateur de le visiter dans ces rêves, une fois mort, pour lui donner des numéros gagnants. Le narrateur lui demande en échange ses vêtements en vue d’une éventuelle évasion, mais le gendarme ridicule refuse et le désespoir regagne le narrateur.
Résumé du chapitre 33
Le narrateur sentant l’heure de la mort approcher se réfugie dans le rêve. Il retrouve des souvenirs d’enfance et de jeunesse en compagnie de sa bien-aimée la petite Espagnole Pepa. Il garde surtout le souvenir d’une soirée passée ensemble où ils sont échangés des bises.
Résumé du chapitre 34
Le narrateur retrouve dans le souvenir ses années d’innocence mais il revoit en crime et tente de se repentir. Malheureusement il n’a pas le temps de le faire. Il en pense qu’à son heure qui approche.
Résumé du chapitre 35
Le narrateur envie les gens ordinaires qui vaquent à leurs taches quotidiennes.
Résumé du chapitre 36
Le narrateur se rappelle le jour où il est allé voir la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au moment où il est arrivé au sommet de la tour, la cloche a sonné et a fait trembler tout le toit. Heureusement il a évité une chute mortelle.
Résumé du chapitre 37
Le narrateur revoit l’Hôtel de Ville dont l’aspect triste lui rappelle la Grève au moment des exécutions avec les rassemblements des spectateurs.
Résumé du chapitre 38
L’heure de l’exécution approche, il ne lui reste que deux heures et quarante cinq minutes. Le narrateur ressent alors des douleurs physiques atroces.
Résumé du chapitre 39
Le narrateur imagine comment il va vivre le moment de son exécution. Il vit ce moment par prévision. Mais le fait d’y penser le fait souffrir davantage.
Résumé du chapitre 40
Poussé par son instinct de survie , le narrateur pense au roi Charles X en espérant une éventuelle grâce.
Résumé du chapitre 41
Le narrateur décide d’affronter la mort avec courage. Il imagine alors ce que sera sa vie après la mort. Cela pourrait être des abîmes de lumières sans fin ou des gouffres hideux où tout sera noir et où le narrateur tombera sans cesse. Il imagine aussi les morts pourraient se rassembler dans la place de la Gréve pour assister à l’exécution du bourreau par un démon. Le narrateur voudrait savoir ce qu’il adviendra de son âme après la mort. Dans ce moment de crise à l’approche de l’exécution le narrateur réclama un prêtre pour soulager sa douleur
Résumé du chapitre 42
Après l’arrivée du prêtre, le narrateur a dormi pendant quelques instants. Il a fait alors un rêve étrange : il rêve qu’il était chez lui avec des amis, qu’ils avaient parlé de quelque chose qui les avait effrayés puis ils avaient entendu un bruit dans la maison, c’était une vielle femme qui s’était cachée dans la cuisine. Au moment où il a rêvé que la vielle le mordait, il s’est réveillé puis on lui a annoncé la présence de sa fille.
Résumé du chapitre 43
Malheureusement sa fille ne l’a pas reconnu. Elle ne l’a pas vu depuis un an. Il a tenté de lui faire comprendre qu’il est son vrai père mais la fille ne l’a pas cru. Rien ne le rattache à présent à la vie. Il se laisse conduire à la mort docilement.
Résumé du chapitre 44
Pendant l’heure qui lui reste à vivre le narrateur se ressaisit et revoit dans son esprit comment sera son exécution. Il pense au bourreau, à la foule, aux gendarmes et à la place de Grève.
Résumé du chapitre 45
Il imagine la foule en train de l’applaudir, une foule insensible à ses souffrances. Il pense à ce lieu fatal qui est la place de Grève et à toutes les têtes qui tomberaient après lui dans l’indifférence totale.

Résumé du chapitre 46
Il pense à sa fille qui l’a déjà oublié et veut lui écrire une histoire.
Résumé du chapitre 47
Note :
Le narrateur n’avait pas le temps pour écrire son histoire.
Résumé du chapitre 48
L’heure de l’exécution est arrivé, on demande au narrateur de se préparer mais il se sent faible. On l’a emmené dans une chambre au rez-de-chaussée du palais de Justice où son bourreau avec ses deux valets l’attendait. On lui a coupé les cheveux puis on lui a attaché les mains derrière le dos et on a coupé le col de sa chemise ensuite on lui a lié les deux pieds puis on lui a noué les deux manches de sa veste sur le menton. On l’a pris sous les aisselles pour le conduire à la guillotine. La foule est là qui attend hurlante. Les gendarmes, les soldats sont aussi là pour accompagner le condamné. Mis dans une charrette avec le prêtre, le narrateur frémit de peur devant cette foule enragée. Sur le chemin qui mène à la place de Grève la foule s’est attroupée. Sous une pluie fine la charrette passe par le pont- au- Change, par le quai aux Fleurs puis par la coin du Palais. Attiré par une Tour, le narrateur demande au prêtre des informations sur cet édifice. Ce dernier lui a dit qu’elle s’appelle crucifix et le baise pour avoir du courage à affronter la foule qui semble l’effrayer plus que la mort.
Passant par le quai, le narrateur entre dans une sorte d’ivresse qui enveloppe son esprit et le coupe de la réalité au point où il ne distingue plus rien. Son corps commence à sentir la mort. Tout défile devant ses yeux sans qu’il puisse y accorder la moindre attention. Seule la voix de la foule se fait entendre. Enfin la charrette arrive à la place de Gréve, le narrateur demande alors une dernière faveur : écrire ses dernières volontés.
Résumé du dernier chapitre 49
Poussé par son instinct de la survie, le narrateur supplie un commissaire chargé de suivre l’exécution de lui accorder cinq minutes dans l’espoir d’avoir une grâce au dernier moment. Malheureusement on est venu le chercher à quatre heures de l’après-midi pour l’exécuter.
Fin


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Message par Invité le Ven 30 Mar 2007, 05:32

Nous on sait parfaitement daprés le discourt du condamné ''... ai versé du sang!"
le crime c'est Annonyme encore la question qu'on se pose c'est comment il a versé du sang ?(biensur plusieurs moyens pourront verser du sang donc on sait pas le crime plus précisement )
Et Victor Hugo son message principale c'est qu'il est contre la condamnation à mort Donc il doit pas préciser le crime il s'appuie juste que c'est un condamné à mort à cause d'un crime inconnu pour dire " qlq soit le crime et qlq soit le criminel(condamné) on ne doit pas l'accuser de cette manière parceque seul le dieu qui nous donne la vie et personne n'a le droit de tuer l'autre ...
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Message par Invité le Sam 31 Mar 2007, 06:35

Voilà, j'ai réalisé mon travail, si ça peut aider quelqu'un :


1. Exprimer les pensées et sentiments du condamné tout au long de cette journée :


La justice :

La peine de mort est présentée par Hugo comme un délit prémédité et réalisé avec assurance. Il provoque une joie pour certains. Elle ne respecte cependant pas les droits de l’homme. En réalité, le condamné est réduit à la plus extrême solitude, sans aucune aide extérieur, les visites du prêtre ou du médecin ne font que l'enfoncer de plus en plus. En outre, la justice prétend personnifier des valeurs permanentes alors même que ses lois sont sujettes à caution. « Prétendant à l’universalité, elle fonctionne dans le relativisme le plus total. » Le condamné parle avec une grande clairvoyance de la justice et dénonce la fragilité du jugement des juges indifférents, exerçant leur métier comme n’importe quel autre. La moindre petite chose (sommeil, digestion, conditions climatiques) aurait pu modifier leur verdict. Il dit lui-même : « … Mais au mois d’août, à huit heures du matin, un si beau jour, ces bons jurés, c’est impossible !… »

L’auteur prend donc des positions politiques. Le condamné pense au roi car malgré qu’il se trouve loin, il se trouve mêlé dans son histoire. Leur marginalité est semblable : le roi se trouve au sommet de l’échelle sociale dont le condamné occupe le plus bas échelon. Le château et la cellule sont deux lieux extrêmes de la société. Le prisonnier est impuissant tandis que le roi peut tout. Il a en particulier le pouvoir suprême d’abolir la peine de mort en un instant, d’exercer son droit de grâce, ou même de signifier, uniquement par sa présence sur le lieu de la peine, l’annulation de celle-ci.



Sa faute :

Le personnage principal a un statut inconnu. Il s’agit en effet d’un être énigmatique, privé de nom et de véritable statut social, on ne connaît même pas son crime. Il est pourtant affecté de quelques caractéristiques claires : il est romantique par son jeune âge, sa culture, sa distinction naturelle et son goût d’écrire. Ce héros en même temps un homme quelconque et une personnalité bien spécifique.

L’originalité de cet individu tient aussi à sa capacité d'analyse. On pourrait parler d’un personnage qui doit choisir entre la conscience de son existence (il parle alors de lui-même à la première personne) et la certitude d’être mort du jour au lendemain qui le mène à se considérer déjà comme un cadavre, une autre personne qu’il ne connaît pas. C’est ainsi qu’au chapitre XXVI, il s’adresse à sa fille :

« Ô ma pauvre petite fille ! encore six heures, et je serai mort ! je serai quelque chose d’immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres ; une tête qu’on moulera d’un côté, un tronc qu’on disséquera de l’autre ; puis de tout ce qui restera, on en mettra plein une bière, et le tout ira à Clamart (p. 74, l. 2-6). »


Pour le condamné il est très important de pouvoir "parler" avec Dieu avant de mourir. Lui, comme tous les autres hommes, possède une âme. Il recherche un dialogue avec le prêtre pour pouvoir mieux affronter la mort, avec plus de courage. Mais le prêtre se montre très détaché.



La société :

La société est incapable de créer une justice plus énergique et plus ajustée à l’homme civilisé, elle est insensible au destin du prévenu.

En assistant au spectacle des exécutions capitales, la foule se rend complice du délit. Des adolescents ou des enfants sont conduits à la place de Grève comme à une fête est une révolte qui montre bien la violence cachée de la foule. C’est sûr qu’elle est plus coupable d’ignorance que de brutalité, mais sa non-intervention, sa neutralité ou pire sa sollicitation devant les exécutions la fait régresser à la sauvagerie. Que se soit d'indifférence ou l’inhumanité, tout le monde est le bourreau, tout le monde est finalement coupable du crime que représente la peine capitale. La peine de mort fait reculer la société civile au stade de sauvage.

Hugo plaide pour la mise en place de nouvelles relations sociales. Pour lui, la criminalité est la conséquence directe de la misère. La société exclut certains êtres défavorisés. Le destin de ces jeunes gens est tristement prévisible : la faim les pousse au vol, le vol entraîne leur arrestation et leur condamnation. Évadés, hors-la-loi, multirécidivistes, criminels endurcis, condamnés à mort, ils restent des victimes, coupables avant tout de misère. D’ailleurs, le prisonnier fait un cauchemar dans le lequel il se retrouve face à la foule qui crie « Le condamné ! », il a peur de la société extérieure.

Le voisinage du condamné n’est pas épargné par ce système social. La guillotine s’abat sur une famille entière car les frais de l’exécution sont à sa charge et parce qu’il est marqué par sa bassesse. La mère, l’épouse et la petite fille du détenu sont considérées au même niveau que les coupables.

Si la foule est très friande du spectacle malsain des tortures, personne ne se sent concerné. Certains peuvent même y voir un défi à relever ou encore éprouver un besoin pervers pour cette guillotine ensanglantée.



La peine de mort :

Il n’y a pas un criminel qui se dit : « Je ne vais pas commettre un crime sinon je vais être condamné à mort » car chacun a une raison assez forte que pour l’empêcher de réfléchir aux effets de son acte. D’ailleurs les prisons ne désemplissent pas : les condamnés se succèdent sans cesse dans la cellule du personnage, et les noms inscrits sur les murs de Bicêtre sont la preuve évidente de l’inutilité de la punition

De plus, la peine de mort ne participe pas à la correction de sa faute commise même en le contraignant à une réflexion sur lui-même. Le condamné est obsédé par l’horreur de son sort, il ne peut réfléchir à rien d’autre et ne ressent aucun remord. La frayeur et la pitié pour lui-même monopolisent son esprit et le rendent incapable de tout repentir. Le condamné ne parle pas de son crime, ce qui prouve bien que cette peine ne sert pas à voir ses erreurs mais plutôt à s’apitoyer sur son sort terrible futur.

Tout les hommes savent qu'ils doivent mourir et ont peur, mais ils ne connaissent pas le jour de leur mort, tandis que le condamné à mort sait tout : le jour, l'heure de la mort. L'espoir de la liberté apparaît nettement comme une illusion tout au long de la narration. Si l'être humain a peur de la mort, il peut tout de même vivre sans trop y penser. Au contraire l'existence du condamné à mort est définie presque exclusivement par cette idée, cette obsession devient angoissante.

Il y a une grande violence de la vie de la prison, surtout pour le condamné à mort qui est souvent isolé des autres prisonniers, il ne voit que rarement la lumière du jour, même si on lui fournit de quoi écrire ses mémoires, il ne peut avoir aucune liberté.
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Message par emilie le Sam 31 Mar 2007, 10:50

petit resume
Le livre est le journal d'un condamné à mort, qui se propose d'écrire ce qu'il vit pendant les dernières semaines (a partir d'un peu avant son jugement, c'est à dire un peu plus que six semaines ) avant son exécution. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu'il a fait pour être condamné (il existe quelques vagues indications qui laisseraient croire qu'il a tué un homme) : l'œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l'angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats.Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d'âme...
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Message par emilie le Sam 31 Mar 2007, 10:52

composition de l oeuvre:

Le livre est composé de trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et l'Hôtel de Ville qui sont elles-mêmes séparées en trois parties.

Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson.
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie.
L'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.

Remarque : Les pages données comme référence ne correspondent pas à celles du livre édité chez Pocket et Hachette.

On remarque aussi que plusieurs rétrospectives sont présentes qui sont souvent des chapitres :

Première : chapitre 2 en entier (page 10 à 16)
Deuxième : chapitre 28 en entier (page 65)
Troisième : chapitre 33 en entier (page 73 à 75)



Descriptions présentes :

celle de Bicêtre à la page 17 chapitre 4
celle du cachot aux pages 24 et 25 chapitre 10
celle de l'Hôtel de Ville à la page 78 chapitre 37
celle de la place de Grève au chapitre 3



Diverses informations :

à la page 22 chapitre 8 : l'homme compte les jours qu'il lui reste à vivre
à la page 23 chapitre 9 : l'homme pense à sa famille
de la page 29 à 36 chapitre 13 :le ferrage des forçats
de la page 41 à 43 : chanson d'une jeune fille lorsque l'homme séjourne à l'infirmerie
de la page 49 à 56 chapitre 22 : transfert du prisonnier à la Conciergerie
de la page 56 à 61 chapitre 23 : rencontre du successeur au cachot de Bicêtre
de la page 70 à 72 chapitre 32 : demande du gendarme par rapport aux numéros de la loterie
aux pages 83 et 84 : rêve avec la vieille dame
de la page 85 à 88 chapitre 43 : le condamné voit une dernière fois sa petite fille qui ne le reconnaît pas
page 89 : transfert à l'Hôtel de Ville
page 91 : toilette du condamné
de la page 93 à 96 : on emmène le prisonnier à la potence

personnage principale
Durant les six semaines qu'il passe en prison, le condamné continue à espérer une grâce qu'il n'obtiendra jamais. Certaines bribes de sa vie passée sont présentées au lecteur : il parle ainsi de sa fille, Marie, qui ne l'a pas reconnu le jour où elle est venue le voir. Il évoque aussi très vaguement sa femme et sa mère mais sans y attacher une grande importance.Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa ; une fille de son enfance. Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivé : «Quatre heures»...
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Message par gentle_girl le Sam 31 Mar 2007, 15:40

ptit RÉSUMÉ :

Le livre est l'histoire d'un homme qui a été condamné a mort et, alors, il se propose d'écrire ce qu'il vit pendant ses dernières semaines de vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu'il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.

Cet homme nous dit tout ce qu'il fait quand il est en prison ; il devient aussi le spectateur de la scène horrible du ferrage des forçats. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillottine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent.

Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais.

Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir et il nous dit qu'il a été content parce qu'il a pu la voir, mais il n'est pas content parce qu'elle ne l'a pas reconnu. Il nous décrit quelque aspect de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus.

Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivée : "Quatre heures". Le livre est séparé en trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie qui sont elles-mêmes séparées en trois parties : Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; la Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; enfin l'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.!!
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[Salon]LE DERNIER JOUR D'UN COMDAMNE - Page 2 Empty le dernier jour d'un condamné

Message par angel rouquine le Dim 01 Avr 2007, 06:02

<BLOCKQUOTE id=9ecc2457>Like a Star @ heaven Un monologue intérieur Like a Star @ heaven
le narrateur se trouve dans la meme situation ou le personnage de théatre se parle à lui meme.
Il n'a pas d'autre interlocuteur que lui meme, c'est un narrateur qui ne s'adresse qu'à lui meme.
Arrow ..."pourquoi n'essayerai-je pas de me dire à moi meme tout ce que j'éprouve..." chap.6
Ils vit une solitude physique et morale : Il monologue devant ses feuillets.
Un monde vu à travers une conscience, c'est la focalisation interne qui est utilisée dans le dernier jour d'un condamn.
ce récit est envisagé du seul point de vue du narrateur ( Je : le condamné à mort ).
Toutes les descriptions s'effectuent à travers le seul point de vue du condamné.
Le titre:
le dernier jour d'un condamné est un terrible compte à rebours dont le terme est la montée de l'échafaud
le titre malgré cela, ne convient pas au contenu du livre!
Idea seul les chapitres 18 au 49 ème, concernent en effet le dernier jour d'un condamné.
les 17 premiers chapitres renvoient à une période antérieure qui s'étale sur environ 6 semaines.
</BLOCKQUOTE>
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